Belgique

Cinq inculpés, dont Yvan Mayeur et Pascale Peraïta, au tribunal correctionnel.

En 2017, plusieurs administrateurs du SamuSocial ont perçu des jetons de présence pour chaque séance du bureau de l’institution, qui fonctionne à plus de 90% grâce à des subventions publiques. Une enquête judiciaire a débouché sur le renvoi en correctionnelle de 5 ex-administrateurs ou dirigeants du SamuSocial après plus de 8 ans, incluant Yvan Mayeur et Pascale Peraïta.


Ce n’est pas encore la fin de l’affaire, mais elle s’en rapproche. L’affaire a éclaté en 2017 lorsque plusieurs administrateurs du SamuSocial, une ASBL privée (financée à plus de 90% par des subventions publiques) qui s’occupe de l’accueil et de l’aide aux personnes sans abri, ont été révélés comme ayant perçu des jetons de présence pour chaque séance du bureau de l’institution pendant plusieurs années. Voici un résumé complet de l’affaire.

Yvan Mayeur a dû démissionner de son mandat de bourgmestre de la Ville de Bruxelles et quitter le Parti socialiste. Cette affaire a également conduit à la perte de la présidence du CPAS de Bruxelles et de la direction du SamuSocial pour Pascale Peraïta, qui a, de plus, été exclue du PS. Une enquête judiciaire a été ouverte, et il aura fallu plus de 8 ans pour aboutir au renvoi en correctionnelle de cinq ex-administrateurs ou dirigeants du SamuSocial : Yvan Mayeur et Pascale Peraïta, les deux responsables politiques, l’ancien président du conseil d’administration, le docteur Michel Degueldre, Rita Glineur, proche d’Yvan Mayeur et ancienne secrétaire générale du CPAS de Bruxelles (aujourd’hui à la retraite), ainsi qu’une ancienne cheffe de cabinet de Pascale Peraïta au CPAS, également administratrice de l’ASBL.

La chambre du conseil a retenu l’ensemble des accusations de détournements de fonds publics, d’abus de biens sociaux, de faux et usage de faux, ainsi que d’infractions comptables. En tant que partie civile, le SamuSocial a déclaré prendre acte du renvoi et agira en conséquence au cours de la suite de la procédure. À ce stade, les cinq inculpés disposent encore de la possibilité de contester leur renvoi devant la chambre des mises en accusation.