Cinq ans de prison requis pour dirigeants de Wust jugés pour fraude sociale.
Les prévenus sont soupçonnés d’avoir participé à un système frauduleux dans le but d’éluder les cotisations sociales dans le secteur de la construction. Le parquet fédéral a requis des peines allant jusqu’à cinq ans de prison ainsi qu’une lourde amende pour la société.
Les accusés sont suspectés d’avoir été impliqués dans un système frauduleux destiné à échapper aux cotisations sociales dans le secteur de la construction.
Ce mécanisme repose sur ce que la justice qualifie de « structures négrières ». En pratique, il s’agit d’un enchaînement de sociétés, où des entreprises fictives accumulent des dettes sociales avant de disparaître. Elles fournissent de la main-d’œuvre, souvent issue de l’étranger, à des sociétés intermédiaires qui obtiennent ensuite des contrats auprès de grandes entreprises. L’objectif est de réduire de manière significative les coûts et de proposer des prix nettement inférieurs à ceux du marché.
Ce système semble bien établi, puisque, selon l’enquête, pas moins de quinze sociétés auraient été impliquées entre 2016 et 2020, entraînant un préjudice évalué à plusieurs millions d’euros. Des écoutes téléphoniques et des perquisitions ont permis de renforcer les soupçons des enquêteurs.
Le parquet fédéral a requis des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison ainsi qu’une amende significative pour la société.
Tous les accusés contestent les faits.
La défense est attendue pour la mi-avril 2026.

