Belgique

Chômage : fiscalité alourdie pour bénéficiaires d’allocations dès le 1er juillet

Le gouvernement souhaite mettre fin progressivement à la réduction d’impôt pour les allocations de chômage d’ici 2029 afin d’encourager les demandeurs d’emploi à retrouver un travail. Si cette mesure est votée, elle devrait entrer en vigueur au 1er juillet 2026 avec un effet rétroactif au 1er janvier 2026.


Jusqu’à présent, les bénéficiaires d’allocations chômage profitaient d’une réduction d’impôt. Or, le gouvernement envisage de mettre fin à cette réduction progressivement d’ici 2029. L’objectif est d’inciter les demandeurs d’emploi à retrouver un travail.

Othmane Khattabi, qui perçoit des allocations chômage depuis six mois, a travaillé toute sa vie mais, à 59 ans, il cherche un nouvel emploi.

À compter de juillet prochain, ses allocations chômage pourraient être davantage imposées, ce qui pourrait lui faire perdre jusqu’à 165 euros par mois.

« C’est énorme. Cela serait catastrophique. J’ai encore un enfant à la maison et ma femme ne travaille pas. Avec une allocation de 1700 euros, je ne peux pas terminer le mois », décrit Othmane.

Si cette disposition est adoptée, elle devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2026, avec un effet rétroactif à partir du 1er janvier 2026.

Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, critique cette mesure, la qualifiant de mauvais signal. « On le sait, l’épargne n’existe pas ou très peu chez les petits revenus. Et les allocations de chômage, c’est un petit revenu. Donc, il est probable qu’en plus de réduire le pouvoir de vivre des ménages, cela entraîne éventuellement un endettement. »

Cependant, le gouvernement a prévu des exceptions. Les chômeurs isolés ayant un ou deux enfants à charge ne seront pas affectés. Hafida Niami, mère célibataire, exprime son soulagement : « Heureusement qu’ils ont fait cette exception. Quand on est cheffe de ménage, on a toute cette responsabilité d’éduquer, de payer toutes les dépenses. Quand il n’y a pas d’argent, c’est très difficile. »

En outre, le gouvernement envisage d’augmenter la quotité exonérée d’impôt pour les travailleurs, afin de rendre le travail plus attractif. Cette mesure doit encore être votée au parlement.