Belgique

« Ces mains ont tué » : Georges et Daniel, suspects dans le dépeceur de Mons ?

Georges, un homme élégant et beau parleur, est connu comme médium au Métropole à Mons et reçoit principalement des femmes, dont certaines sont des victimes du dépeceur. Il a fourni à la police une information cruciale en dénonçant Daniel, un noctambule familier du quartier de la gare, qui aurait confessé : « Ces mains ont tué ».


Mons, à la fin des années 1990. Au Métropole, un homme attire l’attention : Georges. Élégant, distingué et beau parleur, il se distingue parmi la clientèle. Il lui arrive fréquemment de passer derrière le comptoir pour servir les habitués qui le connaissent également comme médium. Il organise d’ailleurs des séances de voyance, attirant surtout des femmes, dont une ou plusieurs sont victimes du dépeceur.

C’est une carte de visite, trouvée parmi les affaires de Jacqueline Leclercq, l’une des victimes, et rapprochée d’une autre identique exhibée par une témoin, qui a permis de comprendre que c’était lui, l’homme mystérieux qui tournait autour de la Montoise. Deux cartes, un même nom : Georges.

Ce qui frappe, c’est son double visage. D’un côté, il est une figure appréciée du Métropole, qui inspire confiance. De l’autre, on découvre qu’après ses consultations médiumniques, il remplit un carnet de notes à connotations sexuelles assez crues au sujet de ses « clientes ». À l’issue de l’affaire, il manifestera un grand intérêt pour l’enquête. Puis, un jour, il quitte précipitamment Mons et la Belgique pour s’installer en Normandie.

Avant son départ, Georges a donné à la police une information qui aura de lourdes conséquences. Il a dénoncé un autre homme, noctambule familier du quartier de la gare, dont il dit avoir recueilli une terrible confidence : « Ces mains ont tué », lui a avoué, un soir, celui qu’il appelle Daniel.

Daniel, un personnage trouble, réside rue Émile Vandervelde, au lieu du premier dépôt de sacs-poubelles à Cuesmes. Un être solitaire, marqué, selon ses propres mots, par une « période sombre » suite à une rupture amoureuse. « Un type qui ne parlait à personne, sauf quand il avait bu, » décrivent ceux qui l’ont côtoyé. Georges et Daniel, chacun est une énigme. Détiennent-ils la clé de toute l’affaire ?

Découvrez l’épisode 7 du podcast « Le Dépeceur de Mons » intitulé « Révélation ».

Trente ans après la première découverte, le 21 janvier 1996, un podcast d’investigation se penche sur l’affaire glaçante du dépeceur de Mons. En huit épisodes, il dévoile des éléments inédits et des révélations qui ouvrent la voie à de nouvelles pistes et connections. Une enquête rigoureuse et captivante à retrouver en intégralité ci-dessous, sur RTBF Auvio, et en semaine à 23 heures sur RTBF VivaCité jusqu’au 30 janvier.

Découvrez également le documentaire « La mécanique du crime : cinq femmes jetées en pâture » sur RTBF Auvio.