Cerclards, kapistes, représentants… Comment les étudiants parviennent-ils à combiner ces activités et la réussite de leurs études?

Une contribution d’Emma Lurot, membre de l’Etincelle, un kot-à-projet néo-louvaniste centré sur le journalisme dont La Libre Etudiant est partenaire.

Ah cette fameuse période universitaire, ceux qui en sont sortis ont tendance à dire de profiter car « ce sont les plus belles années de la vie ». Les campus offrent effectivement la possibilité de s’investir dans différentes activités plus ou moins prenantes en parallèle des cours. Insouciance, guindailles, rencontres, oui, mais l’élément central de cette période déterminante de la vie reste évidemment l’enseignement que les étudiants y puisent. Alors, comment font les étudiants à la double casquette, ceux qui consacrent une grande partie de leur temps dans une instance d’animation ou de représentation étudiante tout en réussissant leurs études ?

Cerclards, kapistes, membres de l’Assemblée générale des étudiants,…nous avons rencontré Kezia, Arthur et Blandine, trois étudiants qui jonglent au quotidien entre un parcours universitaire prenant et un investissement sans faille dans un projet complémentaire qui leur tient à cœur.

S’organiser et gérer son temps

Kezia a 22 ans, elle est actuellement en première année de master en droit. Il y a deux ans, lors de son BAC à Namur, l’étudiante a choisi de combiner ses études avec la représentation étudiante. Sa fonction de déléguée environnement impliquant une importante responsabilité, Kezia s’est vite rendue compte que son quotidien allait être chronophage. Entre la préparation de gros événements tels que le bal des busés et le blocus qui approche toujours plus rapidement que prévu, l’étudiante a réalisé qu’elle devrait faire preuve d’organisation et qu’elle devrait bien gérer la répartition de son temps entre les deux activités, de sorte à réussir les deux.

“Tout est une question d’organisation : savoir ce qu’on a à faire, pour quand on doit le faire. Il faut se donner des dead line et avoir conscience du temps nécessaire pour chaque projet”, dit-elle. En ce qui concerne son emploi du temps au quotidien, dès le début de son mandat, l’étudiante a organisé ses objectifs à long terme : “un planning prédéfini recouvrant tout le quadrimestre avec des créneaux de réunions et de rencontres m’aa permis de découper mon temps et de visualiser clairement ma semaine”.

Malgré un investissement important dans son rôle de déléguée environnement et la mise en place de projets impressionnants au sein de son campus namurois tels que les nids d’hirondelles et l’Agenda, les cours sont restés une priorité pour Kezia. La jeune femme souligne l’importance de ne pas se laisser dépasser et de ne pas mettre l’enseignement de côté. Ainsi, même s’il est tentant de s’investir massivement dans un projet qui fait sens, celui-ci doit rester un complément et ne pas monopoliser le temps et l’attention apportés initialement aux études.

Blandine, étudiante en psychologie et membre d’un kot à projet à Louvain-la-Neuve explique pour sa part avoir eu du mal à ne pas se laisser surmener par ses différentes obligations. Aidée d’un planning précis et cohérent avec ses capacités journalières, elle est toutefois parvenue à jongler entre responsabilités et détente.

Gare à ne pas se laisser dépasser

Cette tentation et ce changement de priorité au détriment des cours, c’est ce qu’a vécu Arthur, un étudiant en lettres qui témoigne ici pour mettre en garde. Ce jeune de 23 ans tient un rôle actif depuis quelques années dans une régionale sur le campus de Louvain-la Neuve. Un investissement important, qui lui a fait mettre de côté la priorité qu’il souhaitait accorder à ses études. “Après mon baptême, j’ai souhaité m’investir dans le cercle qui m’avait accueilli. Mais j’ai finalement exagéré et c’est devenu mon quotidien. J’ai commencé par louper certains cours et puis finalement une grande partie, je pensais à tort pouvoir me rattraper pendant le blocus”

Une insouciance qui a coûté cher à Arthur puisqu’il a dû faire face à de nombreux échecs durant sa seconde année qu’il a en conséquence redoublée. Mais le cerclard tient à rassurer. “Si j’ai raté c’est de ma faute, je voulais m’investir dans plusieurs rôles et je donnais trop. L’investissement dans une régio ou un cercle et la réussite des études est tout à fait compatible si celles-ci restent l’élément central de nos vies et qu’on parvient à découper correctement notre temps.”

L’importance de l’organisation efficace et réaliste du quotidien et la place centrale accordée aux études soulignées par ces trois jeunes semblent ainsi être une priorité, évidente sur papier peut-être, mais à ne pas négliger ni minimiser pour espérer une combinaison efficace entre un parcours universitaire passionnant et une activité complémentaire prenante.

En ce début de second quadrimestre, au lendemain des résultats des examens de la première session, ces conseils se veulent encourageants.