Caroline Désir, après la manifestation à Bruxelles: « Je comprends évidemment les préoccupations qui ont été exprimées »

Une grande partie des membres des personnels de l’enseignement, tous niveaux confondus, étaient en grève ce jeudi, dont plusieurs milliers ont manifesté devant le siège du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une délégation syndicale a été reçue pendant une grosse demi-heure.

« En tant que ministre de l’Éducation, je comprends évidemment les préoccupations qui ont été exprimées », réagit Caroline Désir (PS). « Les personnels des écoles ont joué un rôle primordial tout au long de la crise, en faisant tout, dans des circonstances difficiles, pour continuer les apprentissages et maintenir le cadre de socialisation nécessaire au bien-être des élèves. Encore une fois, je souhaite les remercier pour leur investissement exemplaire. »

Personne ne peut nier que le contexte sanitaire a rendu les conditions de travail beaucoup plus pénibles. « Il a, fort logiquement », estime la ministre, « renforcé les attentes des travailleurs et des acteurs du monde scolaire sur différents enjeux. »

« Le gouvernement est attentif aux attentes exprimées »

« Malgré des contraintes budgétaires très fortes, le gouvernement est attentif aux problèmes soulevés et aux attentes exprimées », assure-t-elle encore. « Même si cela n’a pas permis de rencontrer tous les besoins, il faut souligner que près de 160 millions d’euros supplémentaires ont été consacrés à l’enseignement obligatoire dans le cadre de la crise sanitaire : moyens pour renforcer l’encadrement en vue de faire de la remédiation, maintien de l’encadrement en dépit de baisses de population scolaire, soutien aux pouvoirs organisateurs face aux dépenses de fonctionnement exceptionnel, etc. »

Ce jeudi, le gouvernement s’est accordé sur un projet de protocole d’accord sectoriel, dont la négociation doit maintenant être finalisée avec les organisations syndicales et les fédérations de pouvoirs organisateurs.

Par ailleurs, quelques chantiers liés au Pacte pour un enseignement d’excellence seront reportés pour donner de l’air aux équipes éducatives et aux directions et leur permettre de se concentrer davantage sur la gestion de crise et la poursuite des apprentissages. L’occasion, pour la ministre Désir, de rappeler l’importance de cette réforme systémique.

« Le Pacte pour un enseignement d’excellence a permis un refinancement progressif des départements de l’éducation depuis 2017, en ciblant des priorités telles que le renforcement de l’encadrement en maternelle, l’amélioration de la formation professionnelle continue, et l’octroi de moyens permettant de mieux soutenir les enseignants débutants et de réduire le temps presté face à la classe en fin de carrière », conclut-elle. « Pour 2022, ce refinancement s’élève déjà à 278 millions d’euros. »