Caméra cachée : achèteriez-vous un t-shirt d’enfants exploités ?
En 2018, à Louvain-la-Neuve, Paul-Henri Burrion a simulé le rôle d’un patron d’usine textile en vendant des t-shirts fabriqués par des enfants dans le sud de l’Inde. Selon des données mondiales, 138 millions d’enfants travaillent, dont la moitié dans des conditions dangereuses.
C’était en 2018, à l’occasion de la journée mondiale contre le travail des enfants, que l’émission *On n’est pas des pigeons* a réalisé une expérience sociale atypique. Sur le marché de la place de l’Université à Louvain-la-Neuve, le journaliste Paul-Henri Burrion a piégé les passants en se faisant passer pour le patron d’une usine textile. Pendant une journée, il a vendu des t-shirts fabriqués par des enfants dans le sud de l’Inde, arborant des slogans tels que « 100% Child labour » ou encore le label « slavetrade », qui signifie littéralement le commerce d’esclaves.
### Ils travaillent 15h/jour
Le ton était volontairement provocateur avec des déclarations telles que : « Je prends les enfants à partir de 6 ans. En dessous, on a déjà eu des accidents. Ils travaillent 15h/jour avec une pause de midi de 10 minutes. Je les paie 10 cents de l’heure ». Ces propos choquants visaient à susciter une réaction. La Convention des droits de l’enfant, adoptée à l’unanimité par les Nations unies en 1989, est très explicite sur le sujet : « Les enfants ont le droit d’être protégés des travaux qui leur nuisent et qui sont nuisibles à leur santé et à leur éducation ».
Les questions se posent : les consommateurs engageront-ils la conversation avec cet individu odieux, fuiront-ils, se révolteront-ils ou achèteront-ils ce t-shirt ? Toutes ces réactions ont été captées en caméra cachée. Aujourd’hui encore, l’exploitation des enfants est une réalité : 138 millions d’enfants travaillent dans le monde, dont la moitié dans des conditions dangereuses. Cette expérience sociale interrogée notre capacité à réagir face à l’inacceptable.
### Visages de l’indignation
Un extrait poignant a été partagé par une maman qui a déclaré : « Ça me fait mal au cœur ». D’autres spectateurs ont exprimé leur indignation : « Je regrette de ne pas avoir réagi plus violemment. C’est horrible ». Une autre femme a ajouté, visiblement touchée : « Ça me dérange. Ce n’est pas vivre mais survivre ». Un autre participant a été interpellé par les conséquences tragiques : « Ça me donne la chair de poule. Combien crèvent de faim ? ».
### Ne manquez rien avec On n’est pas des pigeons
L’émission *On n’est pas des pigeons* est à suivre en direct, du lundi au vendredi, sur *Vivacité* dès 10h30 et sur *La Une* dès 18h25. Vous pouvez également la regarder en replay sur Auvio et découvrir tous leurs articles sur RTBF Actus. Pour prolonger l’expérience, suivez-les sur Facebook et plongez dans leurs reportages sur YouTube.
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