Budget flamand: Jan Jambon offre le petit-déjeuner, séparément, à ses ministres

Le CD&V demande 600 millions d’euros pour un ajustement du paquet croissance, ce que la N-VA et l’Open VLD voient d’un mauvais œil.

L’année dernière, l’indexation de ce paquet de croissance a été réduite de 2 à 1%. Le CD&V s’est engagé à annuler cette économie budgétaire cette année.

Le parti démocrate-chrétien a fait le forcing, au cours de la nuit, pour que le montant de base soit lié à l’indice santé. Comme les autres interventions financières de ce type en faveur de la population, les allocations familiales augmenteraient alors chaque fois que l’indice pivot est dépassé.

Cette option coûterait 600 millions d’euros, mais pour la N-VA et l’Open VLD, c’est trop élevé. Ces deux partis préfèrent intervenir via une modulation des allocations. Ainsi, une aide plus ciblée pourrait être fournie aux familles qui en ont vraiment besoin et le déficit budgétaire resterait mieux maîtrisé.

Les négociations ont eu lieu pendant la nuit sous différentes formes: séance plénière, contacts bilatéraux, et entre chefs de file du gouvernement Jambon. .

La N-VA et l’Open VLD trouvent particulièrement gênant que la Vice-première ministre Hilde Crevits (CD&V) ne puisse plus participer aux discussions après son malaise du week-end dernier. La discussion est à présent menée par les ministres Jo Brouns et Benjamin Dalle, ce qui provoque du ressentiment car leur expérience de la négociation est limitée, a-t-on indiqué au sein de ces deux formations.

Le CD&V resterait inflexible sur la position de départ, selon certaines personnes impliquées qui attribuent ce positionnement au dernier sondage dans lequel les chrétiens-démocrates n’ont pu enregistrer de progrès.

Sur la plupart des autres questions, cependant, il y aurait un large consensus, par exemple sur une extension de la prime à l’emploi et un paquet de soutien pour les entreprises saines qui se trouvent en difficulté à cause de leur facture d’énergie.