Belgique

Budget fédéral : la Chambre adopte le budget 2026, contrôle prévu.

Le mécanisme des douzièmes provisoires sera utilisé pour les trois premiers mois de l’année et entrera en vigueur le 1er avril. La loi-programme, qui traduit le budget en mesures concrètes, sera examinée la semaine prochaine en séance plénière et contient notamment la hausse des accises sur le gaz et le mazout de chauffage à partir du 1er avril.


En raison de la durée prolongée des discussions concernant le budget 2026 et la planification pluriannuelle, le gouvernement a opté pour l’application de douzièmes provisoires durant les trois premiers mois de l’année, ce qui fixe la date d’entrée en vigueur au 1er avril. La Commission européenne a déclaré dans le cadre de la procédure pour déficit excessif que ce budget est « dans les clous ».

Pour l’année 2026, l’effort annoncé est de 2,711 milliards d’euros, comprenant plusieurs mesures : un contrôle des dépenses publiques (421 millions), un plan de réintégration des malades de longue durée (202 millions), une politique de consommation et d’écofiscalité (796 millions) et une contribution des « épaules les plus larges » (1,292 milliard).

Après avoir intégré toutes les mesures déjà décidées, les dépenses supplémentaires validées et les compensations associées, le solde de financement pour l’entité 1 (État fédéral et sécurité sociale) pour 2026 est estimé à 24,637 milliards d’euros, entraînant un déficit de 3,7% du PIB et un taux d’endettement de 85,6% du PIB.

Le contrôle budgétaire est déjà prévu, afin de compenser un manque à gagner estimé à 475 millions d’euros dû à la suppression de l’augmentation de la TVA sur la culture, les plats à emporter et le sport. Pour compenser cela, d’autres mesures concernant la TVA ou les accises seront mises en place, comme convenu lors du conseil restreint (kern). Le rapport du comité de monitoring du mois de mars servira d’outil pour le contrôle budgétaire.

Lors des deux journées de débats consacrées au budget, le Premier ministre Bart De Wever n’a pas pris la parole à la Chambre. Bien qu’il ait été présent dans l’hémicycle dans la nuit de mercredi à jeudi, il n’a pas pu répondre aux députés puisque les discussions avaient débordé après minuit, heure à laquelle l’interruption des travaux avait été convenue. À son arrivée au sommet européen à Bruxelles jeudi matin, il a manifesté son optimisme, voyant dans le contrôle budgétaire « la dernière grande étape de notre assainissement ». C’est le ministre du Budget, Vincent Van Peteghem, qui a pris la parole à la Chambre, annonçant le début du contrôle budgétaire. La tâche s’annonce difficile du fait de la conjoncture internationale et de la remise en question de plusieurs mesures adoptées à la fin de l’année précédente. La loi-programme, qui concrétise le budget par des mesures, sera examinée en séance plénière la semaine prochaine. Ce texte comprend, entre autres, l’augmentation des accises sur le gaz et le mazout de chauffage à partir du 1er avril, ainsi que l’indexation des salaires limitée à 4.000 euros bruts, prévue à deux reprises, en 2026 et 2028.