Belgique

Bruxelles : le syndicat d’habitants dénonce la Commission paritaire Locative « dysfonctionnelle » concernant les loyers abusifs.

Le syndicat d’habitants a analysé 45 avis prononcés en 2025 par la nouvelle Commission paritaire locative, dont 29 sur 45 ont été jugés raisonnables, ne soutenant donc pas la demande de révision à la baisse du loyer. Selon le syndicat, « le recours à la CPL est largement inopérant pour les locataires », alors qu’une personne sur deux à Bruxelles doit se loger sur le marché locatif privé.


Les locataires qui osent contester leur loyer subissent actuellement de nombreuses difficultés, selon un groupe défendant le droit à un logement décent dans la capitale.

Un syndicat représentant les habitants a examiné 45 décisions rendues en 2025 par la nouvelle Commission paritaire locative. Dans la majorité des cas, soit 29 sur 45, la Commission a jugé que les loyers demandés étaient raisonnables et n’a donc pas accepté les demandes de baisse de loyer formulées par les locataires. Seules 9 décisions sur 45 ont conclu à un loyer abusif, selon le syndicat Wuune.

L’analyse de la première année d’activité de la Commission montre que cet organe utilise « quasi systématiquement des critères subjectifs de confort pour justifier le dépassement de la grille des loyers ». Wuune souligne également que les démarches entreprises par les locataires sont « longues et risquées » et dénonce l’ »absence de protections suffisantes contre les représailles » des propriétaires.

Le syndicat conclut que « le recours à la CPL est largement inopérant pour les locataires », en rappelant que « les loyers deviennent impayables pour un nombre croissant de ménages bruxellois ».

Créée en 2024, la Commission paritaire locative a été mise en place par les autorités bruxelloises pour lutter contre les loyers abusifs. Son rôle est de trancher les dossiers en se basant sur divers critères, dont la conformité avec la grille indicative des loyers de référence.

À Bruxelles, une personne sur deux doit se loger sur le marché locatif privé. Seul 6 % de la population réside dans un logement social avec un loyer adapté à ses revenus.