Belgique

Bouillottes : utiles en hiver, elles peuvent être dangereuses mal utilisées.

Chaque année, des patients sont pris en charge au Grand Hôpital de Charleroi pour des accidents liés à des bouillottes. Le docteur Serge Jennes précise que la durée moyenne d’hospitalisation est de sept à dix jours et que le service des urgences en voit probablement beaucoup plus que les quatre ou cinq patients reçus par an pour ce type de brûlures.


Sur les réseaux sociaux, les témoignages se multiplient. Des vidéos montrent des personnes souffrant de brûlures parfois graves après l’utilisation d’une bouillotte, un phénomène bien connu des services hospitaliers. Au Grand Hôpital de Charleroi, chaque année, des patients sont pris en charge pour ce type d’accident.

« La durée moyenne d’hospitalisation est de sept à dix jours. Ce sont donc des blessures relativement graves, » explique le docteur Serge Jennes, chef du service du centre de traitement des brûlés. « Si nous recevons quatre ou cinq patients par an pour des brûlures liées aux bouillottes, le service des urgences en voit probablement beaucoup plus, » ajoute-t-il.

Pour limiter les risques, le médecin conseille de ne jamais s’endormir avec une bouillotte et de la remplacer tous les trois ans, même si son apparence semble correcte.

D’autres règles de prudence sont également essentielles. « Il ne faut jamais y verser de l’eau bouillante, ne pas trop la remplir et toujours vérifier qu’il n’y a aucune fuite avant utilisation, » rappelle une vendeuse spécialisée.

En cas d’accident, les professionnels de santé recommandent d’appliquer immédiatement la règle du 20-20-20 : refroidir la brûlure avec de l’eau à 20 degrés pendant 20 minutes, à une distance d’environ 20 centimètres. Ce geste simple peut aider à limiter la gravité des lésions, en attendant une prise en charge médicale.