Bientôt la fin du CST? Son utilité sera débattue au parlement fédéral au mois de mars

La pérennité du Covid Safe Ticket est de moins en moins assurée. Au sein de la classe politique, les voix critiques à l’endroit du pass sanitaire sont chaque jour plus nombreuses.

Lors du dernier Comité de concertation, le gouvernement fédéral a décidé de renvoyer la décision d’abandonner le CST aux mains de la Chambre.

C’est donc au sein de la commission Santé et Affaires sociales que l’affaire sera réglée. Cette commission se penche déjà depuis deux semaines sur la question de la vaccination obligatoire en auditionnant une série d’experts. L’organe parlementaire va maintenant se pencher sur les avis écrits reçus du comité de bioéthique, du conseil supérieur de la santé, de la IFDH (Institut Fédéral pour la protection et la promotion des Droits Humains) et du commissariat Corona pour évaluer la pertinence de maintenir l’usage du CST. Les débats se feront au début du mois de mars.

« C’était une demande forte de notre part. Le débat aura donc lieu après les vacances de Carnaval sur base de ces avis donc », précise Gilles Vanden Burre, chef de groupe Écolo.

Au sein du gouvernement fédéral, plusieurs ministres dont Sophie Wilmès (MR), Petra De Sutter (Groen) et Georges Gilkinet (Ecolo) ont déjà fait savoir qu’ils souhaitaient voir ce pass vaccinal disparaître le plus rapidement possible.

Mardi matin, le président des socialistes Paul Magnette a formulé le souhait de voir le pass disparaître, rejoignant le président des libéraux Georges-Louis Bouchez qui s’était déjà exprimé en ce sens.

A Bruxelles, la pression monte également au sein des factions politiques pour faire en sorte que cet outil ne soit plus obligatoire.