Bâtiments scolaires : le gouvernement valide la liste des projets qui bénéficieront de la manne européenne

L’appel à projets lancé en octobre dernier auprès de tous les pouvoirs organisateurs a permis de donner la priorité à 149 implantations scolaires accueillant près de 55.000 élèves, selon un communiqué du gouvernement.

Pour mémoire, l’an dernier, la majorité PS-MR-Ecolo en FWB avait déterminé une clé de répartition de cette manne entre les différents réseaux d’enseignement. Un partage qui avait fortement déplu à l’enseignement catholique qui, s’estimant lésé, avait saisi avec succès la Cour constitutionnelle.

La clé de répartition fixée par le gouvernement avait alors été abandonnée au profit d’une sélection des dossiers menée uniquement sur base de leur qualité (niveau de performance énergétique, bien-être des enfants et du personnel pédagogique, etc.).

Selon des chiffres fournis jeudi par le cabinet du ministre Frédéric Daerden (PS) en charge des Bâtiments scolaires, les établissements relevant du réseau WBE (ex-Etat capteront 20% de l’enveloppe européenne.

Les bâtiments des réseaux officiels subventionnés (écoles communales et provinciales) recevront, eux, 46% de cette manne, tandis que ceux du libre (confessionnel et non-confessionnel) en percevront finalement 33,94%.

En plus de ces fonds européens, la FWB apportera à ces projets de rénovation sa garantie d’emprunt et prendra en charge les intérêts sur les emprunts que les pouvoirs organisateurs devraient éventuellement souscrire pour financer les travaux qui ne seraient pas supportés par l’enveloppe européenne.

« Nous ne pouvons que nous réjouir de voir ce plan d’ampleur avancer », a commenté jeudi M. Daerden, cité dans un communiqué. « Les besoins et les enjeux pour nos élèves, nos infrastructures et notre environnement sont colossaux ».

En effet, en raison d’un sous-investissement chronique ces quarante dernières années, les bâtiments scolaires en Fédération Wallonie-Bruxelles sont dans un état de vétusté très avancé et de véritables passoires énergétiques.

Les besoins financiers globaux pour mettre le parc immobilier scolaire à niveau sont évalués à plusieurs milliards d’euros