Attentats du 22 mars : les méthodes particulières de recherche approuvées

La chambre des mises en accusation s’est prononcée lundi. On attend la suite de la procédure.

La chambre des mises en accusation de Bruxelles a rendu, lundi, son arrêt concernant le contrôle des MPR (méthodes particulières de recherche, autrement dit, les observations, infiltrations et autres écoutes) dans le dossier des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles.

Elle a estimé que celles-ci s’étaient déroulées de manière légale, selon Me Guillaume Lys, avocat de la partie civile.

Voici une semaine, la chambre des mises avait entendu les différentes parties à ce propos. Ni les avocats des inculpés ni ceux des parties civiles n’avaient contesté le recours au MPR. Il est vrai que les enquêteurs n’en ont pas spécialement abusé.

Maintenant que le contrôle de ces méthodes particulières a été effectué, le dossier va être fixé devant la chambre du conseil pour le règlement de procédure. Une audience est attendue pour le 19 ou le 20 février. Cela dit, s’il y a des demandes de devoirs complémentaires par l’une des parties, l’audience pourrait être fixée à une date plus lointaine.

La chambre du conseil aura à se prononcer sur les charges et à dire si ces charges sont suffisantes pour renvoyer les inculpés devant le juge du fond. La chambre des mises en accusation devra ensuite valider ou invalider la décision de la chambre du conseil.

À huit devant les assises ?

Pour rappel, le parquet fédéral, dans un réquisitoire de 57 pages, a dit souhaiter que huit des treize inculpés soient renvoyés devant la cour d’assises (en septembre 2021 ?), pour assassinats et tentatives d’assassinat dans un contexte terroriste. Le parquet veut en faire juger deux autres devant le tribunal correctionnel. Il demande un non-lieu à l’égard des trois derniers inculpés.

Le parquet fédéral veut les assises pour Oussama Atar, présumé mort en Syrie, mais aussi pour Mohamed Abrini, dit l’homme au chapeau, Osama Krayem, Salah Abdeslam, Sofien Ayari, Ali El Haddad Asufi, Bilal El Makhoukhi et Hervé Bayingana Muhirwa. Et ce, pour participation, en tant que membres, aux activités d’un groupe terroriste et pour assassinats terroristes. En ce qui concerne, Najim Laachraoui, Ibrahim El Bakraoui et Khalid El Bakraoui, les trois kamikazes du 22 mars, les poursuites sont évidemment éteintes.