Annelies Verlinden demande à l’AFCN d’examiner le report du démantèlement de Doel 3: « Nous ne faisons aucun compromis sur la sécurité »

Doel 3 sera le premier des réacteurs belges à être arrêté dans le cadre de la loi de sortie du nucléaire. Sa mise à l’arrêt est prévue pour le 23 septembre prochain. Vendredi dernier, le Conseil d’administration de l’AFCN et le Conseil scientifique des Rayonnements ionisants ont validé le plan de cessation d’activité présenté par Engie pour Doel 3.

En parallèle, « les opérations liées aux travaux préparatoires au démantèlement du réacteur ont été approuvées », rapportait mercredi l’Echo. Parmi ces « travaux préparatoires », certaines opérations rendent irréversible l’arrêt du réacteur, en particulier, la décontamination chimique du circuit primaire.

L’Agence a confirmé en fin d’après-midi qu’elle avait reçu la demande de la ministre et que ses experts étaient à l’oeuvre pour y répondre. L’institution a toujours plaidé pour un démantèlement qui soit le plus rapide possible, a indiqué une porte-parole. Le 23 septembre, le réacteur entrera dans une phase transitoire, dite post-opérationnelle, qui implique le lancement de certains travaux préparatoires au démantèlement. Il s’agit notamment de l’évacuation du combustible et des déchets opérationnels ou du rinçage et de la vidange des circuits. Mais ceux-ci se dérouleront toujours dans le cadre de l’autorisation d’exploitation du réacteur. L’exploitant ne peut commencer le démantèlement que lorsqu’il aura reçu l’autorisation pour le faire, ce qui n’est pas encore le cas. Telle que décrite sur le site internet de l’AFCN, cette phase peut durer de 5 à 6 ans.

Au sein du gouvernement, l’on indiquait chez les écologistes que la demande annoncée par la ministre n’a pas été concertée. Dans la majorité, des voix se sont fait entendre récemment sur cette question. Au CD&V, parti de Mme Verlinden, le président Sammy Mahdi a plaidé pour une prolongation des réacteurs de Doel 4 et Tihange 3 de 20 ans plutôt que de dix ans. Le MR défend quant à lui bec et ongles la prolongation de l’activité nucléaire en Belgique tandis que le président de l’Open Vld, Egbert Lachaert, a plaidé pour que les réacteurs de Doel 3 et Tihange 2, les premiers qui seront arrêtés, ne fassent pas l’objet de travaux qui rendraient leur démantèlement irréversible.