Belgique

« Anneleen Van Bossuyt : le revenu d’intégration des Ukrainiens lié à leurs efforts »

Les Ukrainiens réfugiés en Belgique depuis le début de l’invasion à grande échelle de leur pays devront démontrer qu’ils s’intègrent effectivement pour percevoir l’intégralité de leur revenu d’intégration. Par ailleurs, en décembre, le conseil des ministres avait déjà durci les règles applicables aux autres nouveaux arrivants, qui devront résider légalement en Belgique pendant cinq ans avant de pouvoir bénéficier de l’aide sociale.


Les premiers concernés par cette mesure sont les Ukrainiens qui ont fui leur pays depuis le début de l’invasion à grande échelle. L’année dernière, 23.562 Ukrainiens ont reçu un revenu d’intégration en Belgique. Afin de continuer à percevoir l’intégralité de ce revenu, ils devront prouver qu’ils s’intègrent réellement.

Concrètement, ces réfugiés disposeront d’un revenu d’intégration de base réduit, qui pourra être complété par une aide supplémentaire s’ils s’engagent activement dans leur intégration, par exemple en suivant des cours de langue et d’intégration ou en cherchant activement un emploi.

Une exception est prévue pour les groupes vulnérables. Les CPAS seront chargés de ce suivi. « Lorsque les personnes sont activées dès le début, qu’elles apprennent la langue et peuvent s’intégrer dans la société, elles ne se renforcent pas seulement elles-mêmes, mais elles apportent également leur contribution à la communauté qui les accueille », a déclaré la ministre de la N-VA.

En décembre, le conseil des ministres avait déjà durci les règles pour d’autres nouveaux arrivants, tels que les étudiants issus de pays tiers ou les citoyens de l’UE ne recherchant pas d’emploi. Ils devront vivre légalement en Belgique pendant cinq ans avant de pouvoir bénéficier de l’aide sociale.

Cependant, une exception demeure pour les groupes vulnérables, y compris ceux qui obtiennent une régularisation pour raisons médicales ou les victimes de la traite des êtres humains.