Belgique

Alcool : préférez-vous « tournée minérale » ou « tournée générale » ? Participez à l’enquête.

En janvier 2024, des chercheurs ont évalué l’impact du Dry January sur une population de 5000 adultes. D’après l’enquête de Sciensano, 34,8% des consommateurs respectent les recommandations de consommation d’alcool, tandis que 65,2% dépassent ces recommandations.


Répondre à cette enquête prendra environ 15 minutes. En la complétant, vous recevrez un retour direct et personnalisé en ligne concernant votre consommation d’alcool, et vous aurez également la possibilité de participer à un concours. Cinq participants tirés au sort gagneront chacun 100 euros.

Prêt à participer ? Cliquez ici ou scannez le QR code ci-dessous.

Près de 8 Belges sur 10 consomment des boissons alcoolisées.

En janvier, en France, c’est le Dry January. En Belgique, c’est en février que les citoyens sont encouragés à participer à la Tournée Minérale. Les données sur la connaissance de ce défi sans alcool parmi les Belges reposent en grande partie sur des enquêtes réalisées sur des échantillons restreints ou peu représentatifs, d’où l’idée de cette enquête visant à toucher la diversité de la population belge.

La dernière enquête de santé publique belge, effectuée par Sciensano, couvre les années 2023-2024. Elle indique que 78,2 % de la population âgée de 15 ans et plus consomme des boissons alcoolisées. Pour évaluer la quantité d’alcool absorbée en moyenne hebdomadairement, on utilise des « unités » d’alcool, chaque unité correspondant à 10 grammes d’alcool.

Un verre de bière (25 cl), un verre de vin (10 cl), une coupe de champagne (10 cl), un verre de whisky (3 cl) ou de cognac (3 cl), tels qu’ils sont servis dans les bars, contiennent tous environ 10 grammes d’alcool pur, ce qui en fait un « verre standard » ou une « unité d’alcool ».

Les recommandations pour une consommation « à moindre risque » se résument à trois chiffres : 10 – 2 – 2.

– Maximum 10 unités d’alcool par semaine réparties sur plusieurs jours.
– S’abstenir au moins 2 jours par semaine.
– Ne pas dépasser 2 unités par jour ou 4 unités lors d’une occasion particulière.

Selon l’enquête de Sciensano, 34,8 % des consommateurs respectent ces recommandations, tandis que 65,2 % adoptent un mode de consommation qui excède ces conseils et pourrait nuire à leur santé et leur bien-être.

Un « bon petit verre » ?

L’alcool (et non l’abus d’alcool) nuit à la santé : c’est aujourd’hui le consensus parmi les professionnels de la santé. Les risques augmentent avec les quantités ingérées. L’alcool peut entraîner des dépendances affectant la vie familiale, sociale et professionnelle. Il est également un facteur de maladies du foie, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Sur le plan psychique, loin d’apaiser, l’alcool peut provoquer de la dépression et affecter la mémoire ainsi que l’anxiété, augmentant même le risque de démence.

Le mois sans alcool, que ce soit en janvier ou en février avec la Tournée Minérale, permet de prendre conscience de la place de l’alcool dans notre vie et d’évaluer les bénéfices d’une abstinence temporaire. Ces défis gagnent en popularité.

En France, en 2024, des chercheurs ont évalué l’impact du Dry January sur un échantillon de 5000 adultes. Leur étude, intitulée JANOVER, a révélé que, comparés aux non-participants, ceux qui avaient participé au « Janvier sans alcool » étaient plus aptes à évaluer leur consommation d’alcool comme à risque et à exprimer une préoccupation concernant les effets de l’alcool sur leur santé, ainsi qu’à faire état d’un contrôle réduit sur leur consommation et d’éventuels problèmes liés à l’usage d’alcool.

La grande enquête nationale belge de 2026, lancée par Tournée Minérale, l’UCLouvain, la RTBF et le journal Le Soir, fournira des données anonymes intéressantes concernant la consommation des Belges et leur connaissance du défi d’un mois sans alcool en février.