Belgique

Aidants proches : amendement adopté ce jeudi à la Chambre.

Le débat sur les aidants proches menacés d’exclusion du chômage s’est terminé vers 22 heures ce jeudi, et un amendement du MR a été adopté en urgence. L’allocation des chômeurs en dispense « aidant proche » est portée au forfait cohabitant (environ 745,94 euros) et celle des jeunes en allocations d’insertion au niveau cohabitant de plus de 21 ans (environ 647 euros), avec un effet rétroactif possible pour les demandes entre le 31 décembre 2025 et le 31 mars 2026, à introduire au plus tard le 31 mars.


Le débat concernant les aidants proches menacés d’exclusion du chômage s’est conclu vers 22 heures ce jeudi. Un amendement du MR a été adopté en urgence.

L’allocation pour les chômeurs bénéficiant de la dispense « aidant proche » est désormais fixée au montant forfaitaire pour les cohabitants (environ 745,94 euros), tandis que celle pour les jeunes en allocations d’insertion est rehaussée au niveau cohabitant de plus de 21 ans (environ 647 euros). Cela pourrait bénéficier d’un effet rétroactif pour les demandes entre le 31 décembre 2025 et le 31 mars 2026, à soumettre au plus tard le 31 mars.

Les amendements introduisent, avec effet rétroactif au 31 décembre 2025, un critère de « soins apportés à une personne par un aidant proche reconnu ». Les personnes concernées doivent pouvoir fournir une attestation de leur mutualité prouvant leur statut officiel d’aidant proche pour l’octroi de droits sociaux.

Les demandes de dispense, dont la date de début est située entre le 31 décembre 2025 et le 31 mars 2026, pourront être soumises jusqu’au 31 mars inclus, dérogeant ainsi à l’obligation actuelle d’introduire la demande auprès de l’ONEM au préalable.

Les individus ayant perdu ou perdant leur droit au chômage au 1er janvier ou au 1er mars 2026 pourront encore faire une demande avec effet rétroactif jusqu’au 31 mars. Passé ce délai, les règles habituelles seront de nouveau appliquées.

### Réactions mitigées des associations

L’Asbl Aidants proches a réagi à cette décision votée en urgence, la qualifiant de « bonne chose », même si cela intervient « sur le fil », selon un communiqué.

« Les solutions mises en place sont loin d’être parfaites, mais elles sauvent au moins l’essentiel à court terme. Les députés doivent à présent tenir leur parole et travailler d’arrache-pied sur un vrai statut social bénéficiant à l’ensemble des aidants proches. Nous sommes à leur disposition pour les y aider », ajoute l’association.

Cette mesure soulève des contestations sur plusieurs points, « notamment parce qu’elle octroie à tous les aidants proches reconnus un forfait mensuel unique de l’ONEM de 761 €, ce qui est à peine équivalent à ce que perçoivent les cohabitants en cours d’exclusion. Ce montant est en revanche plus de 1.000 € inférieur à celui auquel ont droit les parents s’occupant seuls d’un enfant en situation de handicap. Pour ces derniers, la seule option sera de demander un complément vital à leur CPAS, ce qui, paradoxalement, les dissuadera de travailler dès qu’ils le peuvent, comme beaucoup le font ».