Accord au gouvernement sur un meilleur statut des livreurs de colis

« Il sera question d’une rémunération horaire minimum, de temps de repos clairs et de programmes de formation. Le secteur des colis deviendra transparent et sûr et ne sera plus un lieu propice à l’exploitation. Le bien-être de nos livreurs de colis doit être protégé », a souligné la ministre.

La révélation de nombreux abus (infractions aux législations sociales, rémunérations indignes, conditions de travail déplorables, etc.) ont émaillé l’actualité ces derniers mois, notamment chez Post NL Belgique dont deux dirigeants ont été incarcérés en mars. L’accord annoncé jeudi prévoit une rémunération horaire minimum, des temps de repos clairement définis et de programmes de formation. Il avait été question d’un pourcentage minimum de livreurs sous contrat fixe mais la solution n’a pu être mise en oeuvre.

Une plus grande transparence sera de mise afin de permettre à l’Inspection sociale de savoir quel livreur livre quel colis et pour qui. La chaîne des sous-traitances rend jusqu’à présent le contrôle de cette activité particulièrement compliqué et mène souvent aux abus constatés. Un système d’enregistrement du temps de travail sera également introduit afin de faire en sorte que les livreurs bénéficient de temps de conduite et de repos. La ministre a par ailleurs annoncé que les sous-traitants jouiront d’une rémunération horaire minimum.

Des coordinateurs bien-être seront actifs dans les dépôts. Ils assureront la formation des livreurs et établiront un plan visant à identifier les risques et à prévenir les infractions à l’instar de ce qui a été fait dans le secteur de la construction.

Ces différents principes seront inscrits dans un avant-projet de loi qui sera soumis cet automne au conseil des ministres.

Le secteur des colis a connu une progression fulgurante ces dernières années, encore amplifiée par la pandémie de covid. En Belgique, le nombre de colis à livrer est passé de 72 millions en 2010 à 336 millions en 2020.