Belgique

À Schaerbeek, 200 personnes rendent hommage à Gloria et dénoncent les féminicides.

Le rassemblement a été organisé pour attirer l’attention sur les féminicides en Belgique, au nombre de quatre depuis le début de l’année 2026, selon Stop Féminicide. « Gloria avait alerté la police à plusieurs reprises », a déploré Maïté Meeus, qui a également affirmé que « la menace était connue » mais qu’aucune protection effective n’a été mise en place.


Le rassemblement a également pour objectif de sensibiliser sur les féminicides en Belgique, qui s’élèvent à quatre depuis le début de l’année 2026, selon Stop Féminicide.

Réunis devant l’appartement de la victime, les participants ont exprimé leur émotion. Pascal, le père de Gloria, a pris la parole pour remercier ceux présents, qu’ils soient connus ou non de la famille. Il a rappelé que la marche ne visait pas seulement à honorer sa fille, mais également toutes les autres victimes.

### Une mobilisation chargée d’émotion

« On a envie que ça n’arrive plus », a-t-il affirmé. « Cette marche est faite pour ça, pour éveiller les politiques. » Plusieurs personnalités politiques de Schaerbeek, telles que Bernard Clerfayt (DéFI) et Isabelle Durant (Ecolo), étaient présentes dans le cortège.

Les participants, portant une rose blanche, ont quitté à 15h le domicile où résidait Gloria pour suivre un parcours sécurisé par la police dans les rues environnantes. Le rythme était lent et l’émotion palpable. Des pancartes affichant des messages tels que « Justice pour Gloria », « Repose en paix Gloria », « Unis contre le féminicide », « Gloria aujourd’hui, qui demain ? » ou encore « Féminicide = urgence nationale » étaient visibles. Ils ont emprunté la Chaussée de Helmet, interrompant brièvement la circulation du tram 55.

À mi-parcours, le père de la victime a décidé de modifier l’itinéraire initialement prévu par la police pour conduire le cortège vers l’hôtel communal d’Evere, point final de la marche. La police a escorté les participants jusqu’à cet endroit sans incident.

### Un appel à l’action des autorités

Des proches ainsi que des militantes féministes, dont certaines du collectif 8 mars représentées par Malika Roelants et Maïté Meeus, fondatrice du mouvement Balance ton bar, ont pris la parole lors des interventions finales.

« Gloria avait alerté la police à plusieurs reprises », a déploré Maïté Meeus. « La menace était connue. Pourtant, aucune protection effective n’a été mise en place. » Selon les militantes, les féminicides ne reçoivent pas l’attention qu’ils méritent de la part des autorités. « Cela fait huit ans que l’on demande qu’il y ait une prise en charge de l’État au niveau des statistiques (des féminicides, NDLR) », a déclaré Malika Roelants. « Il n’y a aucun budget qui est attribué à la réduction des féminicides par le gouvernement », a-t-elle regretté.

Le père de Gloria a également souligné la nécessité d’une action des autorités. « Les autorités doivent prendre les choses en main », a-t-il martelé. « On a besoin d’actions. C’est ce qui va faire changer les choses. »