À Anvers, le contrôle de bus low cost donne lieu à un gros coup de filet

BelgiqueSur 171 passagers contrôlés dans ces autobus low cost, 41 étaient en possession de drogues.

Lors d’une action de grande ampleur samedi à Anvers, la police a passé au crible dix autobus internationaux low cost.

Pendant l’opération, 171 passagers ont été contrôlés, dont 41 étaient en possession de drogues, trois étaient en situation irrégulière et trois personnes étaient recherchées par les autorités. Deux de ces individus recherchés ont été interpellés. La police a dressé 20 rapports, sept procès-verbaux pour possession de drogue (amphétamines, MDMA et héroïne), et un pour blanchiment d’argent.

Par ailleurs, sur les dix bus contrôlés, trois n’ont pas pu présenter leur autorisation de transporter des passagers. Deux l’ont apportée plus tard et le troisième a été saisi.

« Les résultats montrent que ces actions sont utiles et que nous devons continuer à nous concentrer sur cela. Il est également inquiétant que des bus circulent sans être en ordre avec la réglementation. Cela constitue un risque sérieux pour la sécurité des passagers« , a indiqué le coordinateur de la mission Jean-Claude Gunst, de la police fédérale.

L’action de ce samedi, baptisée « Columbus », en était à sa troisième édition. Les bus ont été localisés sur l’autoroute à l’aide d’un hélicoptère de la police avant d’être escortés par des motards de la police jusqu’à Wilrijk. La police a notamment eu recours à des chiens entraînés à la détection d’explosifs, drogues ou argent liquide.

Pour un meilleur regard

L’action a mobilisé un total de 168 personnes : des policiers mais aussi des membres du parquet d’Anvers, de l’Office des étrangers, des douanes, de la protection civile et de la Ville d’Anvers. Une telle action permet à la police d’avoir une meilleure image du public utilisateur des lignes internationales de bus à bas coûts.

Ces moyens de transport sont en effet souvent utilisés par des trafiquants de tout poil (de drogues, d’armes, de cigarettes et même d’êtres humains) car ils leur permettent de traverser les frontières sans avoir à montrer patte blanche. Mehdi Nemmouche, l’auteur de l’attentat au Musée juif de Bruxelles, avait utilisé une de ces lignes de bus pour passer de la Belgique à la France.

Le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem (CD&V), et le commissaire général de la police fédérale, Marc De Mesmaeker, étaient notamment présents samedi pour assister au déroulement de l’opération « Columbus ».