Belgique

237 OVNIS observés en Belgique en 2025 : s’inquiéter ou lever les yeux ?

En 2025, le nombre de signalements d’OVNI a augmenté de 44% par rapport à l’année précédente, et en mars de cette année, un événement spectaculaire a été marqué par le dégagement d’un excès de carburant d’un lanceur Falcon 9 de SpaceX, visible depuis la Belgique. Selon les études, plus de 90% des cas de phénomènes aériens non identifiés (PAN) trouvent une explication rationnelle après analyse.


Les données proviennent du Belgische UFO-Meldpunt, le point de contact belge pour les OVNI destiné au public néerlandophone. Depuis 2007, une équipe de cinq scientifiques se consacre à l’analyse de ces observations pour mieux comprendre ce que voient les citoyens dans le ciel. Après une baisse en 2024, le nombre de signalements a augmenté de 44 % en 2025.

Cependant, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, tempère Franck Istasse : « Chaque année, le nombre de signalements varie. Lorsque des gens aperçoivent quelque chose d’incompréhensible, ils évoquent rapidement un OVNI ».

Dans la plupart des cas, ces observations correspondent simplement à des objets ou phénomènes connus, mais mal identifiés.

Cette curiosité trouve en grande partie ses racines en 1947, année où le terme « soucoupe volante » a été inventé. Cette expression provient d’un pilote américain, Kenneth Arnold, qui avait comparé le mouvement d’objets bizarres dans le ciel à une soucoupe rebondissant sur l’eau. Un journaliste a maladroitement repris cette métaphore, et le terme est resté, même s’il a longtemps freiné une prise en considération sérieuse de ces observations.

Les pics d’observations se sont révélés surtout en mars et en septembre. Le mois de mars a été particulièrement marqué par un incident spectaculaire : le rejet d’un surplus de carburant par un lanceur Falcon 9 de SpaceX, qui devait placer un satellite en orbite. Cette caractéristique a engendré un nuage lumineux en forme de spirale, visible depuis la Belgique, suscitant de nombreux signalements.

À cela s’ajoutent les trains de satellites Starlink, perçus comme des points lumineux alignés, les skytracers (de puissants projecteurs lumineux) et les drones. L’espace aérien est de plus en plus envahi par des objets d’origine humaine, ce qui appelle forcément à la confusion.

De nos jours, les experts parlent plutôt de PAN, ou « phénomènes aériens non identifiés ». « Le mot phénomène est essentiel, car il ne doit pas être interprété comme obligatoirement désignant un objet solide ou un vaisseau extraterrestre », souligne Franck Istasse. Selon les études, plus de 90 % des cas trouvent une explication rationnelle après analyse.

Il subsiste néanmoins une petite portion de mystère, environ 5 % de signalements demeurant difficiles à expliquer. Ce sont eux qui alimentent les théories, les films, la fameuse zone 51, et notre imaginaire collectif.

La zone 51 est une base militaire hautement secrète située dans le désert du Nevada, aux États-Unis. Elle a acquis une notoriété en raison des nombreuses croyances selon lesquelles l’armée américaine y cacherait des informations, voire des vaisseaux liés aux OVNIS, bien que cela n’ait jamais été démontré. Franck Istasse précise : « Ces cas inexpliqués laissent la place au rêve, mais aussi à de nombreux fantasmes ».

► Pour approfondir le sujet, écoutez le podcast de Franck Istasse, « Entre mystères & secrets : la fascinante histoire des OVNI ». Une exploration captivante et accessible des plus grandes énigmes du ciel, disponible sur toutes les plateformes, y compris Auvio.