« 1.600 policiers seront recrutés en 2022 », assure Annelies Verlinden

Les négociations entre les organisations syndicales et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden se poursuivront la semaine prochaine. L’augmentation salariale de 70 euros nets avancée par la ministre est jugée insuffisante par les policiers, qui demandent une augmentation de minium 100 euros, en appuyant le fait que leur salaire n’a plus été revu à la hausse depuis vingt ans.

En cas de nouvel échec dans la négociation, de nouvelles actions pourraient être organisées sur le terrain. En attendant, la ministre de l’Intérieur assure que minimum 1 600 inspecteurs de police seront recrutés cette année, comme inscrit dans la déclaration de politique générale.

« Pour l’année passée, cette ambition a été réalisée », explique la ministre Annelies Verlinden dans un communiqué. « En 2021, la police intégrée a recruté 1 897 aspirants inspecteurs, dont 1 633 ont déjà commencé leur formation. L’année dernière, la police intégrée a atteint son plus haut niveau de recrutement, un exploit si l’on considère que les mesures corona ont eu un impact majeur sur le processus de sélection pendant la pandémie. Avec le recrutement de 1 897 aspirants inspecteurs, nous investissons fortement dans la sécurité des citoyens. »

« Nous ne nous reposerons pas sur nos lauriers après ce succès. Afin de pouvoir continuer à recruter au moins 1 600 nouveaux inspecteurs par an dans les années à venir, la procédure de sélection a été profondément renouvelée et rendue plus efficace. La poursuite de la numérisation permettra, entre autres, de raccourcir les délais du processus de sélection, sans compromettre la qualité. Les bons profils peuvent de cette manière être recrutés plus rapidement et plus efficacement. Un raccourcissement du délai permet à un plus grand nombre de candidats de rester à bord, au lieu d’opter pour un autre emploi pendant le processus de recrutement » , précise la ministre.

De son côté, Eddy Quaino, permanent CGSP, se demande si la capacité financière de la police fédérale sera suffisante pour assumer la charge des 1 600 nouveaux membres du personnel en raison des coupes budgétaires qui sont envisagées, d’autant que les policiers actuels mettent la pression pour leur revalorisation salariale.