Zakat El-Fitr 2026 : augmentation de la valeur en Algérie
Le montant de la Zakat el-Fitr pour l’année 2026, correspondant à 1447 de l’Hégire, a été fixé à 170 dinars algériens, en hausse de 20 dinars par rapport à l’année précédente. Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a précisé que cette décision a été prise après consultation de la Commission de la Fatwa.
Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a annoncé que le montant de la Zakat el-Fitr pour l’année 2026, correspondant à 1447 de l’Hégire, a été fixé à 170 dinars algériens. Ce montant représente une légère augmentation de 20 dinars par rapport à l’année précédente, où il avait été établi à 150 dinars.
Dans un communiqué diffusé ce 4 mars 2026, le ministère a précisé que cette décision a été prise après consultation de la Commission de la Fatwa. Il a ainsi appelé les citoyens à s’acquitter de cette obligation religieuse, dont la valeur a été déterminée sur la base du prix moyen d’un saâ — soit environ deux kilogrammes — de la denrée alimentaire de base la plus consommée dans le pays.
Le ministère a également donné instruction aux imams, en coordination avec les comités de Zakat des mosquées à travers le pays, d’entamer la collecte à partir de la mi-Ramadan. Néanmoins, la distribution aux bénéficiaires devra se faire un ou deux jours avant la célébration de l’Aïd el-Fitr, afin que les familles dans le besoin puissent répondre à leurs besoins pour cette fête.
Importance de la Zakat el-Fitr
Le communiqué rappelle que la Zakat el-Fitr est une obligation pour tout musulman, homme ou femme, jeune ou âgé, disposant de ressources dépassant ses besoins essentiels pour la journée de l’Aïd. Chaque chef de famille est tenu de verser cette aumône pour lui-même et pour les personnes à sa charge.
Enfin, le ministère a souligné la possibilité de s’acquitter de la Zakat el-Fitr en espèces, s’appuyant sur les avis de plusieurs compagnons du Prophète (paix et salut sur lui) ainsi que sur les positions des écoles malikite et hanafite. Cette option est également soutenue par de nombreux érudits algériens et d’autres savants, qui estiment que le versement en numéraire répond mieux aux besoins des personnes défavorisées et s’avère plus adapté à leur situation.
Avis religieux et historique sur la Zakat el-Fitr
« Parmi les compagnons du Prophète (que Dieu les agrée), Omar ibn al-Khattab et Muadh ibn Jabal ont permis l’acquittement de la Zakat el-Fitr en espèces. Cette opinion a également été soutenue par des figures comme Omar ibn Abdulaziz et Tawous parmi les Tabi’ine (successeurs des compagnons). Elle est également rapportée comme étant l’avis d’Ashhab et Ibn al-Qasim, ainsi que le choix d’al-Lakhmi parmi les malikites. C’est aussi le positionnement de l’école hanafite, de Sufyan al-Thawri, de l’imam al-Bukhari, et de Ibn Taymiyyah. », est-il écrit dans le communiqué.
« Les savants algériens ont également émis des fatwas en ce sens, considérant que le paiement en espèces est plus bénéfique et plus adapté aux pauvres. En effet, la Zakat el-Fitr a été instituée pour subvenir aux besoins des nécessiteux lors de l’Aïd, un objectif qui ne peut être pleinement atteint qu’en offrant une valeur monétaire. », a rappelé le ministère.

