Vol à moitié vide : les premières têtes tombent chez Air Algérie

La compagnie aérienne nationale reçoit de plus en plus de critiques de la part de sa clientèle. Lors d’une dernière rencontre périodique avec la presse nationale, le président de la république, Abdelmadjid Tebboune, a parlé d’un vol d’Air Algérie qui a décollé à moitié vide depuis l’un des aéroports algériens .

Il s’agit d’un vol de la compagnie nationale aérienne au départ d’Oran vers l’aéroport d’Adrar. A bord duquel étaient seulement présents une minorité de voyageurs. Un nouvel incident qui a soulevé de nombreuses interrogations sur la toile et les réseaux sociaux.

Vol à moitié vide d’Air Algérie : deux salariés en détention provisoire

Par ailleurs, les responsables derrières ce vol à moitié vide ne se seront pas tirés d’affaire aussi facilement. En effet, d’après l’arabophone Ennahar qui relate l’information, le tribunal de Senia à Oran a placé en détention provisoire deux salariés de la compagnie aérienne nationale, ainsi que trois autres sous contrôle judiciaire.

Selon la même source, ces employés d’Air Algérie ont abusé de leurs fonctions pour faire décoller ce vol depuis l’aéroport d’Oran vers celui d’Adrar à moitié vide, au moment où plusieurs autres voyageurs attendent leur tour pour embarquer avec un autre vol pour les mêmes destinations.

Vol Oran – Adrar à moitié vide : Air Algérie suit les pas d’Algérie ferries

Pour rappel, Algérie Ferries a également connu un tel incident. En effet, au début du mois de juin dernier, un navire de la compagnie maritime nationale a opéré une traversée presque vide entre le port d’Alger et celui de Marseille. Puis une autre vers Skikda, en transportant seulement trente-neuf voyageurs et quatre-vingt un véhicules.

Une enquête a été lancée et plusieurs têtes de la compagnie nationale maritime ont été placées sous contrôle judiciaire. Par ailleurs, le juge d’instruction du pôle pénal économique et financier a placé certains des responsables de cette compagnie en détention provisoire, et ce pour utilisation illégale des biens et des fonds publics.