Vers un durcissement de peine pour Haddad et Said Bouteflika

Depuis maintenant quelques années, la justice algérienne a enchainé les procès contre plusieurs ministres et hommes d’Etat, hauts responsables et cadres mais aussi hommes d’affaires de l’ère Bouteflika, qui ont été mêlés à des affaires de corruption.

Parmi ces affaires on retrouve celle qui a beaucoup fait parler, celle du financement occulte de la  présidentielle 2019, ou de l’ex-président de la république, Abdelaziz Bouteflika, était candidat. Sont impliqués dans cette affaire, Said Bouteflika, Ali Haddad mais aussi l’ex-premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Aujourd’hui, le mardi 20 septembre, a eu lieu le procès en appel, de l’ancien conseiller et frère du président déchu, Said Bouteflika et l’homme d’affaires, Ali Haddad. Le Procureur de la République près la Cour d’Alger a requis une peine de 10 ans de prison et une amende d’un million de dinars contre Saïd Bouteflika, l’ancien conseiller président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans l’affaire de financement occulte de la présidence annulée d’avril 2019. Donc un durcissement de la peine pour les deux accusés.

Il a également requis une peine similaire contre, Ali Haddad. En demandant de plus la confiscation de tous les biens immobiliers et des fonds des deux accusés. Said Bouteflika et Ali Haddad sont poursuivis pour :  financement occulte de la campagne électorale ; mais également pour blanchiment d’argent, trafic d’influence, abus de fonction et non déclaration des biens.

Said Bouteflika et Haddad condamnés à 8 et 4 ans de prison dans cette affaire

Le pôle pénal spécialisé dans les délits financiers et économiques du tribunal de Sidi M’hamed dans la capitale avait dans un premier temps condamné Saïd Bouteflika à une peine de 8 ans de prison dans cette affaire. Le tribunal l’a également condamné à indemniser le trésor public à hauteur de 3 millions de dinars.

Le tribunal avait également condamné Ali Haddad dans la même affaire à 4 ans de prison, alors qu’il avait bénéficié de l’acquittement par rapport à l’accusation de financement occulte de la présidence annulée d’avril 2019 au profit de l’ancien candidat à la présidentielle, Abdelaziz Bouteflika.