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Vaincre le mauvais cholestérol : guide naturel pour nettoyer les artères

Le cholestérol constitue une substance indispensable à la vie, car il participe à la structure des membranes cellulaires et à la synthèse de la vitamine D. Selon la Société Européenne de Cardiologie (ESC), le seuil de 1,16 g/L (3,0 mmol/L) de LDL est toléré pour une personne sans risque, mais les patients diabétiques ou ayant des antécédents cardiaques doivent viser des taux beaucoup plus bas, parfois inférieurs à 0,55 g/L.

Souvent considéré uniquement comme un ennemi de la santé, le cholestérol est en réalité une substance essentielle à la vie.

Ce lipide vital fait partie de la composition de nos membranes cellulaires et permet la synthèse de la vitamine D ainsi que celle de nombreuses hormones. L’organisme produit, par le biais du foie, environ 75 % de cette graisse, le reste provenant de notre alimentation. Cependant, l’équilibre lipidique reste fragile.

Lorsque ce processus se dérègle, en raison d’un mode de vie inapproprié ou d’une prédisposition familiale, les graisses s’accumulent dans le sang. Ce déséquilibre favorise la formation de plaques d’athérome sur les parois des artères, ce qui est connu sous le nom d’athérosclérose. Ce durcissement progressif entrave la circulation sanguine et augmente considérablement les risques cardiovasculaires, tels que l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral (AVC).

Il est donc important de faire la part des choses. Comprendre les mécanismes biologiques en jeu est une étape fondamentale vers une meilleure santé. De plus, des solutions naturelles existent pour retrouver des niveaux sains avant d’envisager un traitement médicamenteux.

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Cet article vous explique le fonctionnement de ces lipides et les moyens efficaces pour protéger votre cœur.

Le cholestérol : définition et distinction entre HDL et LDL

Pour circuler dans le sang, milieu aqueux, le cholestérol (corps gras) doit se lier à des transporteurs spécifiques appelés lipoprotéines. On distingue deux types principaux de transporteurs, aux rôles fondamentalement opposés. Cette distinction explique les termes souvent utilisés de « bon » et « mauvais » cholestérol.

Les lipoprotéines de basse densité, ou cholestérol LDL, transportent les lipides du foie vers les cellules. En cas d’excès, ces transporteurs déposent la graisse sur les parois des artères. Avec le temps, ces dépôts s’oxydent et forment des plaques qui réduisent le diamètre des vaisseaux. Ce processus entraîne l’obstruction artérielle. À l’inverse, les lipoprotéines de haute densité, ou cholestérol HDL, agissent comme des nettoyeurs. Elles récupèrent le cholestérol excédentaire dans les organes pour le ramener au foie, qui se charge ensuite de l’éliminer.

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Avoir un taux élevé de HDL est donc un facteur de protection vasculaire. La médecine moderne ne se contente plus de regarder le chiffre total, mais analyse le rapport entre les deux transporteurs. L’objectif thérapeutique est d’abaisser le LDL tout en préservant, voire en augmentant, le HDL. Les sources alimentaires influencent directement cet équilibre : les graisses saturées (viandes grasses, beurre) tendent à élever le LDL, tandis que les graisses insaturées favorisent un meilleur profil lipidique.

Diagnostic et symptômes : comment repérer une hypercholestérolémie ?

Il est crucial de corriger une idée reçue dangereuse : l’hypercholestérolémie est une maladie silencieuse. Contrairement à ce que l’on pense souvent, un taux élevé de cholestérol n’entraîne ni fatigue, ni vertiges, ni douleurs thoraciques à un stade précoce. Ces signes cliniques n’apparaissent que lorsque les artères sont déjà obstruées de manière critique, à savoir au stade des complications (angine de poitrine, artériite).

Seul un bilan lipidique effectué par prise de sang (à jeun) permet de poser un diagnostic fiable. Les recommandations de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) fixent des objectifs personnalisés. Si le seuil de 1,16 g/L (3,0 mmol/L) de LDL est acceptable pour une personne sans risque, les patients diabétiques ou ayant des antécédents cardiaques doivent viser des taux beaucoup plus bas, parfois inférieurs à 0,55 g/L.

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Cependant, certaines formes génétiques ou très sévères provoquent des signes visibles spécifiques. On peut observer :

  • Le xanthélasma : des plaques jaunâtres légèrement surélevées sur les paupières.
  • L’arc cornéen : un anneau grisâtre ou blanchâtre autour de l’iris de l’œil (particulièrement significatif chez les sujets jeunes).
  • Les xanthomes tendineux : des nodules graisseux apparaissant au niveau des tendons, notamment sur le talon d’Achille ou les mains.

L’absence de symptômes ne doit jamais rassurer à tort. Le dépistage régulier reste la seule méthode de prévention efficace.

Adopter une hygiène de vie saine pour réguler sa lipidémie

Modifier ses habitudes de vie est la pierre angulaire du traitement, avant même d’introduire des médicaments comme les statines. La sédentarité est l’un des principaux ennemis de nos artères. Pratiquer une activité physique régulière, comme la marche rapide, le vélo ou la natation (au moins 150 minutes par semaine), permet d’augmenter significativement le taux de « bon » cholestérol (HDL) tout en contribuant à contrôler le poids.

Le surpoids, et plus particulièrement l’obésité abdominale, favorise l’augmentation du LDL et des triglycérides. Perdre quelques kilos est souvent suffisant pour améliorer le bilan sanguin. En outre, l’arrêt du tabac est essentiel. Le tabagisme réduit le taux de HDL et altère la paroi des artères, favorisant l’installation du mauvais cholestérol. La gestion du stress joue aussi un rôle indirect, le cortisol (hormone du stress) pouvant influencer le métabolisme des lipides.

Il faut adopter une approche globale. Il ne s’agit pas de suivre un régime strictifié temporaire, mais d’adopter un nouveau modèle alimentaire durable, type méditerranéen. Ce modèle privilégie les produits bruts et limite les produits ultra-transformés, riches en acides gras « trans » ou en sirops de glucose qui augmentent les triglycérides sanguins. La régularité dans ces nouvelles habitudes garantit des résultats visibles sur le bilan sanguin après environ trois mois.

L’alimentation anti-cholestérol : quels aliments privilégier ?

Une alimentation ciblée peut agir comme un véritable médicament naturel. Pour réduire le LDL, la priorité absolue est de limiter les acides gras saturés (charcuteries, fromages, viennoiseries) au profit des graisses insaturées et des fibres. Les fibres solubles, en particulier, forment un gel dans l’intestin qui piège une partie du cholestérol alimentaire et empêche son passage dans le sang.

Intégrer des stérols végétaux (phytostérols) présents naturellement dans certains végétaux aide également à bloquer l’absorption du cholestérol. Les poissons gras, quant à eux, ne font pas baisser le LDL directement, mais leurs acides gras oméga-3 fluidifient le sang et protègent le cœur des troubles du rythme. L’huile d’olive, riche en acide oléique, aide à maintenir un bon taux de HDL.

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Voici les aliments à privilégier quotidiennement dans vos menus :

  • Les fibres solubles : Avoine (bêta-glucanes), orge, légumineuses (lentilles, pois chiches), pommes et aubergines.
  • Les bonnes graisses : Avocats, oléagineux (noix, amandes non salées), huile de colza et d’olive.
  • Les poissons gras : Sardines, maquereaux, saumon (deux fois par semaine).
  • Les antioxydants : Fruits rouges, thé vert, légumes verts à feuilles (épinards, brocolis).