Un réseau d’avortements clandestins démantelé à Blida

L’IVG (Interruption volontaire de grossesse) est encadrée par certaines lois en Algérie. De ce fait, lorsque les autorités décèlent une activité suspecte, voire illégale, elles n’hésitent pas à sévir.

C’est dans ce cadre que la Quatrième Division de la Police Judiciaire de la Sûreté Urbaine de la Sûreté de la willaya de Blida a démantelé un réseau qui organisait des avortements illégaux. Sur la page Facebook officielle de la sureté de la wilaya de Blida, une vidéo relayant cette opération a été partagée ce vendredi 10 janvier 2022.

L’opération s’est soldée par l’arrestation de plusieurs personnes, plus précisément six femmes et un homme qui étaient tous impliqués activement dans ce réseau.

Lors de cette intervention, les autorités ont effectué une perquisition qui a abouti à la saisie d’une quantité importante de matériel, de médicaments et de seringues qui servaient aux différentes opérations d’avortement. De plus, les forces de l’ordre ont pu mettre la main sur plusieurs ordonnances utilisées pour se procurer ces mêmes médicaments. Plusieurs téléphones, et une certaines somme d’argent ont eux aussi été saisis.

Les suspects ont donc été déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de Blida, afin de répondre de leurs actes.

Avortement en Algérie : que dit la loi ?

L’avortement est un sujet, qui a longtemps crée le débat et la polémique au sein du corps médical, mais la loi est claire et instaure un cadre très règlementé. La loi de santé 2018 a en effet mis la lumière sur ce qui était autorisé, notamment la Loi n° 18-11 du 18 Chaoual 1439 correspondant au 2 juillet 2018.
Il y indiqué précisément « l’exemption de l’avortement thérapeutique visant à préserver la santé de la mère en cours de grossesse ». Il est donc, le recours à l’avortement médical (thérapeutique) est autorisé. C’est une pratique ayant pour objectif de « cesser la grossesse de vie pour motif médical ».

De ce fait, l’IVG maintenant édifiée, est pratiquée exclusivement au sein des établissements publics hospitaliers et sous réserve de l’obtention d’une autorisation de l’administration compétente. Néanmoins, cette pratique reste très restreinte et limitée en attente de plus de clarification par voies réglementaires.