Un programme d’urgence pour en finir avec les inégalités


Abdelaziz Djerad à la clôture de la rencontre gouvernement-walis

Dans son discours prononcé à la clôture de la rencontre gouvernement-walis, le Premier ministre a insisté sur le fait que ces plans de développement urgents sont censés en finir avec «les disparités entre les régions» en mettant à niveau celles qui sont communément appelées les «zones d’ombre».

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, s’est attardé, hier, sur les objectifs tracés à travers l’affectation d’un budget de 100 milliards de dinars destiné au développement local, annoncé la veille par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Il s’agit, d’après lui, de désenclaver les localités rurales et montagneuses, de généraliser le raccordement à l’eau, à l’électricité et au gaz, d’améliorer les services de santé et de scolarité, notamment le transport et les cantines scolaires et, pour finir, d’accroître les capacités de développement des localités enclavées.

Dans son discours prononcé à la clôture de la rencontre gouvernement-walis, qui a eu lieu pendant deux jours à Club des Pins, à Alger, il a insisté sur le fait que ces plans de développement urgents sont censés en finir avec «les disparités entre les régions» en mettant à niveau celles qui sont communément appelées les «zones d’ombre».

Il faut rappeler que lors de cette rencontre, placée sous le thème «Pour une Algérie nouvelle, développement humain, transition énergétique, économie numérique», walis, chefs de daïra et autres responsables se sont penchés, dans six ateliers, sur les «zones à promouvoir», «digitalisation et intelligence collective», «mobilité et sécurité routière», «vers une gouvernance rénovée et maîtrise de l’expansion urbaine», «le foncier économique» et «la qualité de vie du citoyen».

Des recommandations ont été lues à la fin des travaux. A titre d’exemple, les participants à l’atelier «qualité de vie du citoyen» ont estimé qu’il y a nécessité d’adopter une «approche d’une gestion à objectifs dans le but d’améliorer le cadre de vie du citoyen et d’accentuer la relance économique».

Il est question aussi de promulguer un cadre législatif «plus clair» pour permettre aux collectivités locales de mettre en place rapidement des plans de développement.

Dans un autre atelier, il a été recommandé d’aller vite vers une totale numérisation de l’administration afin de lever certaines entraves liées à la bureaucratie, que ce soit pour les services offerts aux citoyens ou l’investissement économique local.

Par ailleurs, le Premier ministre a évoqué le problème de la formation des responsables administratifs et l’utilisation de certaines structures étatiques, notamment celles qui sont sous la coupe du ministère de l’Intérieur.

Ainsi, il a affirmé que les programmes de l’Ecole nationale d’administration (ENA) seront révisés, de sorte à pouvoir former des cadres plus performants.

Tout comme il a annoncé pour l’occasion la révision du fonctionnement de certains établissements, tels que la délégation nationale aux risques majeurs, la délégation nationale de sécurité routière, le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag), le Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap) et le Centre national de formation, de perfectionnement et de recyclage des personnels des collectivités locales, afin de les rendre concrètement utiles.

Le Premier ministre a affirmé, à cet effet, que le gouvernement prendra en considération ces recommandations dans l’élaboration des programmes liés au développement local.

M. Djerad dira, dans ce sens, que le travail des responsables locaux sera soumis dorénavant à un contrôle permanent. «Votre travail sera dorénavant soumis à un suivi et à une évaluation continus et vous n’aurez d’autre choix que de réussir dans vos missions et d’obtenir des résultats concrets», a-t-il déclaré.

La veille, le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, avait indiqué qu’un bilan relatif aux actions qui seront entreprises pour réduire les disparités sera effectué dans une année.

«Les résultats doivent être visibles d’ici trois ou quatre mois», avait-il lancé à l’endroit de l’assistance. Walis et chefs de daïra sont donc sous pression.

Post Views: 48