Un des effets secondaires du confinement


Addiction aux réseaux sociaux et au virtuel

Les mesures prises dans le monde pour lutter contre la propagation du coronavirus (Covid-19) ont imposé une nouvelle réalité centrée sur le virtuel. Beaucoup ont commencé à passer plus de temps devant les écrans d’appareils intelligents pour répondre à leurs besoins éducatifs, sociaux, commerciaux et de communication.

L’utilisation d’appareils intelligents a considérablement augmenté par rapport à la période précédant la pandémie mondiale, et les téléphones portables, les ordinateurs et tablettes utilisés dans le travail à distance se sont transformés en appareils jouant un rôle vital au cours de cette période, en plus des téléviseurs utilisés dans le processus d’enseignement à distance.

Les plateformes de médias sociaux sont devenues le premier choix pour ceux qui ne veulent pas être séparés de leur environnement social tout en restant à la maison, accentué par le désir de suivre en continu l’actualité de l’épidémie (nombre de cas, décès, remèdes et vaccins) qui a suscité un intérêt accru.

Des applications ont été téléchargées à travers App Store ou Google play, telles que Hangouts Meet (service de visioconférence de Google conçu pour les professionnels), Teams (plateforme collaborative sécurisée facilitant le travail en équipe, le télétravail, la visioconférence, la messagerie instantanée) et Cloud Meetings permettant d’organiser des visioconférences et des réunions en ligne en toute simplicité.

Après plus d’un mois de confinement en Algérie, il est possible de tirer les premières conclusions quant à l’impact des mesures de distanciation sociale sur nos usages digitaux. Ces mesures prises dans un contexte de crise et de grande incertitude sont à l’origine d’une augmentation généralisée de l’utilisation du smartphone.

Les experts ont constaté que le smartphone a été massivement utilisé dans le but de maintenir le lien avec le monde dont nous devons nous tenir à distance. En effet, les services accessibles sur les smartphones ont permis de se distraire et de garder le contact avec ses proches et la société.

Au-delà de l’addiction au smartphone comme objet, c’est aussi la question de l’addiction aux contenus accessibles via smartphone qui se pose. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à ce jour, l’addiction aux jeux vidéo, et en particulier les jeux en ligne multi-joueurs, représente une maladie, au même titre que l’addiction à l’alcool, la cocaïne ou aux jeux d’argent.

Climat anxiogène, préoccupations diverses, isolement social, ennui, restriction des modalités d’avoir du plaisir, tous les éléments pouvant déclencher une hausse de la dépendance au smartphone semblent réunis avec le confinement. Toutefois, il est clair que cette période de confinement peut aussi être l’occasion de se replier encore plus sur les «activités numériques» et augmenter le risque de devenir «addict» aux réseaux sociaux, jeux en ligne, films à volonté (Netflix) et YouTube.

La consommation des services de vidéos à la demande (SVOD) a doublé à la faveur du confinement. «Il est certain que les gens regardent Netflix beaucoup plus, a reconnu Ted Sarandos, le patron des contenus de Netflix. Nous sommes fiers d’essayer de rendre cette expérience de rester chez soi un peu plus supportable pour les gens et un peu plus agréable même.» Alors qu’auparavant, les pics de consommation apparaissaient le matin et le soir, le public regarde de la SVOD toute la journée.

Le confinement mondial est une formidable opportunité commerciale pour l’ensemble de ces opérateurs. Il existe beaucoup de travaux de recherche qui démontrent que l’utilisation excessive d’écrans chez les plus jeunes est responsable de problèmes de communication et de difficultés relationnelles. Internet est devenu plus disponible et les appareils sont plus petits et plus légers, et donc l’accès à ces réseaux est devenu facile.

Malheureusement, la plupart des gens, notamment les jeunes, utilisent les médias sociaux de manière excessive et sont liés à un ou des groupes soit par téléphone ou ordinateur portable. Ils passent le plus clair de leur temps à suivre ces sites, et certains trouvent à peine le temps d’avoir des relations sociales et humaines.  

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