Trois cadres de la PCH sous mandat de dépôt


L’affaire serait liée à l’importation de masques de protection contre la Covid-19

Le directeur de la de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) aurait déclaré qu’il avait «agi dans l’urgence face à une grave épidémie (Covid-19) pour s’approvisionner à temps sachant qu‘il y avait une tension mondiale sur la demande de ces masques».

Les travailleurs de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) ont organisé hier un sit-in au sein de l’entreprise en solidarité avec les cadres incarcérés dimanche suite à leur présentation devant le juge d’instruction près du tribunal de Dar El Beïda.

Selon l’APS, le juge a ordonné le placement du directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), Tarek Djaboub, en détention provisoire, du directeur des achats, Kamel Slimani, et du sous-directeur en charge des équipements médicaux, Abdellatif Tali, et le placement sous contrôle judiciaire du directeur de la finance et de la comptabilité, Farid Chibane, pour «passation de marchés en violation de la législation», rapporte la même source.

L’affaire serait liée, selon une source proche du dossier, à la commande de plus 100 millions de masques de protection passée par la direction générale de la PCH en mars dernier «hors du circuit» exigé par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre l’épidémie de Covid-19, qui devait être faite exclusivement auprès d’un fournisseur étatique chinois, China Meheco, après autorisation d’importation du Premier ministère.

Contrairement aux instructions du gouvernement, La direction générale de la PCH aurait passé les commandes à travers des intermédiaires, notamment des sociétés privées algériennes, auprès des «regroupeurs» en France, en Espagne et à Singapour pour l’importation de Chine de ces masques sans consultation de la cellule de crise au niveau de la PCH mis en place dans le cadre de la Covid-19, précise notre source. Et de signaler : «La PCH a acheté ces masques à un prix très élevé, soit trois fois le prix que propose le partenaire chinois au gouvernement algérien.»

Le transport de cette marchandise a été assuré par des avions de l’ANP, poursuit notre source, «mais la direction de la PCH n’a pas soustrait de la facture les frais du fret, alors qu’il fallait les rembourser, a signalé la banque qui aurait relevé des anomalies dans le compte bancaire du fournisseur», a ajouté notre source.

Le directeur de la PCH aurait déclaré, selon toujours la même source, qu’il avait «agi dans l’urgence face à une grave épidémie (Covid-19) pour s’approvisionner à temps sachant qu’il y avait une tension mondiale sur la demande de ces masques». A noter que l’affaire a été instruite par la brigade de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bab J’did depuis près d’un mois.

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