Transport scolaire, un «luxe» inaccessible pour des milliers d’élèves


Le chef de l’État a ordonné aux walis de remédier rapidement à cette carence

Durement pénalisées par le manque de chauffeurs et le gel des recrutements, beaucoup de communes ont confié la mission du ramassage scolaire aux opérateurs privés, alors qu’elles ont des bus immobilisés au parc communal.

Le transport scolaire reste un rêve pour des milliers d’élèves des zones enclavées. Lors de son discours, samedi dernier, devant les walis, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a fait état de 537 écoles dont les élèves souffrent le martyre à cause de cette carence, appelant les walis à y remédier le plus tôt possible.

Les images montrant des potaches entassés dans des semi-remorques ou marchant des kilomètres sous la pluie ou sur une piste boueuse pour rallier leurs établissements sont légion sur les réseaux sociaux. «Ce problème sera réglé d’ici 2022», avait déclaré en octobre 2019 l’ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Salah Eddine Dahmoune.

Aucune amélioration notable depuis. A Ammal (Boumerdès), des dizaines de lycéens dépensent au moins 100 DA/j pour pouvoir poursuivre les cours à Beni Amrane. Ces dépenses pèsent lourdement sur le budget des familles, notamment celles habitant les villages enclavés, comme Aït Abdelhadi et Aït Si Amar.

«L’éloignement des écoles est la principale cause de l’échec scolaire et de l’exode dans notre région. Il y a des localités qui ont été complètement désertées.

L’école primaire d’Aït Oulahli tourne avec 4 élèves, alors que celles de Doukan et d’Ouled Bellemou sont fermées faute d’élèves», dira un villageois. En sus du manque de bus, beaucoup de communes n’ont pas de chauffeurs et se voient obligées de recourir aux opérateurs privés pour assurer le ramassage scolaire.

Lire la suite de l’entretien dans l’édition papier


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