Tlemcen et Bordj Bou Arréridj : Plusieurs manifestants relaxés


Le tribunal de Tlemcen a prononcé, hier, la relaxe des manifestants du hirak, arrêtés jeudi 12 décembre dernier, jour du scrutin présidentiel, a annoncé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). «Le jeudi 12 décembre 2019, 42 personnes avaient été arrêtées, 16 ont été placées en garde à vue durant 72 heures (du 12 au 15 décembre) avant d’être présentées devant le procureur du tribunal de Tlemcen et de programmer le procès pour une autre date», a souligné la même source, via sa page Facebook.

Les manifestants, interpellés lors des actions de protestation organisées le 12 décembre contre l’élection présidentielle, étaient accusés d’«attroupement» et d’«incitation à attroupement», a indiqué le CNLD, rappelant que le procès a été renvoyé plusieurs fois avant sa tenue dimanche 9 février. Quelque 22 manifestants poursuivis dans le cadre de l’affaire dite de «l’élection présidentielle» ont été relaxés, jeudi dernier, par le tribunal de Tlemcen.

Dans une autre affaire, le tribunal de Zemoura dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj a rendu son verdict dans le procès du détenu Laalami Chems Eddine dit Brahim et les dix autres accusés. Le tribunal a condamné Brahim Laalami et trois autres personnes à deux mois de prison ferme, une peine déjà purgée. Les sept autres personnes ont été relaxées. Le procureur avait requis, dimanche 9 février, une peine de 8 ans de prison ferme contre le militant Brahim Laalami et ses coaccusés.

Arrêté le 31 octobre 2019, alors qu’il participait à une manifestation contre l’élection présidentielle du 12 décembre à Alger, Brahim Laalami restera encore en prison, a précisé, le CNLD, notant qu’il a encore deux autres accusations. A Annaba, le procureur de la cour de la même ville a requis deux ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA contre les ex-détenus Zakaria Boussaha et Ahmed Hafiane dit Dinou. Le verdict est prévu le 23 février.

A Alger, le procès des détenus Saeddedine Youcef Islam et Zohir Houari a été renvoyé pour la deuxième fois au dimanche 1er mars par la juge du tribunal de Sidi M’hamed. «La demande de libération provisoire a été rejetée par la juge», a expliqué le CNLD.

A Tiaret, le procès de l’ex-détenu Mabrouk Saadi a été renvoyé, à la demande des avocats de la défense, au dimanche 23 février. Mabrouk Saâdi est accusé de «complot contre l’Etat et intelligence avec l’ennemi». Par ailleurs, plusieurs activistes du hirak seront aujourd’hui devant le juge du tribunal de Cherchell (Tipasa).

Il s’agit d’Anouar Rahmani, accusé d’«atteinte à corps constitué» pour ses publications sur Facebook, Kaïs Ould Amar, accusé d’«entrave au bon déroulement de l’élection présidentielle», Zouaoui Mohamed, accusé d’«atteinte à corps constitué» et Amine Esselami, accusé d’«atteinte à l’intégrité du territoire national» pour ses publications  sur Facebook, selon le CNLD.

Le procès de Oumira Mohamed, accusé d’«entrave au bon déroulement de l’élection présidentielle», est prévu pour après-demain. Un rassemblement de soutien aux personnes concernées se tiendra devant le tribunal de Cherchell.

A Biskra, le procès en appel du détenu Mohamed Amine Benalia, déjà condamné à 18 mois de prison ferme et 100 000 DA d’amende, est programmé demain à la cour de Biskra. «Le jeune étudiant en droit, Mohamed Amine Benalia, qui était en grève de la faim du 8 au 19 janvier dernier, est accusé par les services de cybercriminalité de Biskra ‘‘d’atteinte à Abdelaziz Bouteflika’’, ‘‘atteinte à corps constitué’’ et ‘‘atteinte à l’unité nationale’’ pour ses publications sur Facebook», a fait savoir le CNLD.

Depuis le début de l’année, plusieurs dizaines de prisonniers poursuivis dans le cadre du hirak ont retrouvé la liberté après avoir purgé leur peine ou ont été relaxés. Mais une centaine reste toujours en détention.    

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