Tizi Ouzou : «Le combat continue jusqu’à l’instauration d’un Etat de droit»


Les étudiants ont battu le pavé, mardi, à Tizi Ouzou, à l’occasion de leur 45e marche pour le départ du système.

Cette action a été appuyée même par des enseignants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou et plusieurs citoyens qui se sont joints à la manifestation pour maintenir la pression dans le sillage du mouvement populaire enclenché, à l’échelle nationale, le 22 février dernier.

La procession s’est ébranlée, comme chaque semaine, à partir de campus de Hasnaoua. Les manifestants ont mis en avant l’emblème national et le drapeau amazigh ainsi que des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : «Pour une Assemblée constituante souveraine», «La révolution continue» et «Pour la primauté du civil sur le militaire». Les participants à cette action de protestation ont également scandé, à gorge déployée, des slogans hostiles au pouvoir. Ils ont également réitéré l’exigence de la libération des détenus du hirak qui croupissent toujours dans les geôles du régime. «Ces dernières semaines, plusieurs détenus ont retrouvé leur liberté, après avoir purgé leur peine de prison ferme. Ils restent néanmoins coupables et ne sont toujours pas acquittés des accusations dont on les acuse. Aujourd’hui, nous sommes ici, dans la rue, pour justement réclamer la libération, immédiate et sans condition de tous les détenus. Nous demandons aussi leur acquittement. Nous tenons également à dénoncer les intimidations, les arrestations arbitraires et toutes sortes de répressions», a martelé un étudiant. «Nous allons continuer notre combat jusqu’à l’instauration d’une nouvelle Algérie basée sous les principes fondamentaux d’un Etat droit», ajoute un autre. La foule a poursuivi son itinéraire jusqu’à la placette du mémorial des martyrs de la Guerre de libération, devant l’ancienne gare routière, et ce, après avoir emprunté la rue Lamali et l’avenue Abane Ramdane.

Par ailleurs, il faut rappeler que l’étudiant Smaïl Chebili, arrêté et incarcéré à la prison d’El Harrach pour avoir brandi le drapeau amazigh, a retrouvé la liberté, dimanche, après avoir purgé sa peine. D’ailleurs, à son arrivée à Tizi Ouzou, il a été accueilli en héros par une foule nombreuse qui s’est rassemblée à la placette M’Barek Aït Menguellet.

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