Titre de séjour : une mère algérienne se bat pour rester en France

Renouveler son titre de séjour, est une question qui devient de plus en plus inquiétante pour les ressortissants algériens en France. En effet, à défaut de titre de séjour, de nombreuses personnes se retrouve face à une obligation de quitter le territoire français.

C’est le cas de Fouzia Benfodda, une mère algérienne de deux enfants. Âgée de 40 ans, Fouzia a passé 35 ans de sa vie en Algérie, pour arriver en France en 2016. Depuis, cette fille de deux Algériens neutralisés français vit avec sa maman malade, mais aussi avec ces deux enfants âgés de 11 et 6 ans.

La situation de Fouzia a commencé à se compliquer au moment, elle attendait une réponse de la préfecture pour sa demande de titre de séjour. En effet, la quadragénaire découvre qu’elle fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français.

Visée par une OQTF, une mère de famille algérienne se bat pour rester en France

Afin de faire avancer son dossier, Fouzia a fait appel à l’association Rocher. C’est à ce moment-là que la directrice Julie Huou découvre que Fouiza fait déjà l’objet d’une OQTF sans même le savoir. Et ce, depuis le mois de juin dernier. En situation irrégulière en France, cette Algérienne ne peut même pas faire un recours, étant donné que le délai a déjà été dépassé.

Pour la directrice de l’association, la vie de Fouzia est en France. En effet, cette dernière vit dans le département du Gard, au chemin-Bas-Avignon. Elle travaille comme coiffeuse et esthéticienne, elle est également bien intégrée dans le milieu du bénévolat.

Selon Julie Huou, qui se confie à Objectif Gard, Fouzia, qui a déjà fait face à l’âge de 27 ans au cancer, a fait, la semaine dernière, un AVC. Pour rappel, Algérienne a précédemment fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français en 2017, suite à l’expiration de son visa touristique.

Considérant que le cas de fouzia est inadmissible, Julie Huou promet de se battre pour cette famille algérienne. Elle va adresser un courrier pour le ministre de l’Intérieur, mais aussi pour la préfecture. Et ce, afin de pointer les problématiques gardoises et trouver une solution pour cette mère de famille algérienne.

Aujourd’hui, Fouzia Benfodda souhaite régulariser sa situation pour pouvoir travailler et lancer son propre salon en France, mais aussi pour le bien de ses enfants et de sa maman malade.