Tipasa : Une minute de silence à la mémoire des jeunes militaires tués à Damous


En ce 38ème vendredi, les manifestants hadjoutis ont observé une minute de silence à la mémoire des jeunes militaires tombés au champ d’honneur dans les maquis de Damous, avant de chanter en chœur l’hymne national.

« El Hirak ne prônera jamais le force déclare à haute voix l’un des animateur aux citoyens attablés à un café du centre ville, vous êtes libres de choisir ». De nouveaux visages sont apparus au sein de la foule. Echarpe autour de son coup, portant la photo du moudjahid Lakhdar Bouregâa, l’un des enfants de Hadjout nous précise : « après avoir participé aux manifestations à Alger, je suis retourné à Hadjout ». Les policiers discrets chargés des renseignements généraux au milieu de la foule, sont occupés par l’identification des nouveaux arrivants. Les cris hostiles au pouvoir ne s’arrêtent pas depuis le 22 février 2019. « Ecoutes ya Gaid Salah, nous répétons une fois de plus, nous revendiquons un Etat civil et non pas un Etat militaire », « il n’est pas question de participer à une élection avec le reste du gang au pouvoir », « pas de vote avec le gang » « Libérez Bouregâa et les jeunes manifestants » sont, entres autres, les slogans répétés au cours de la marche. Une pluie fine, un ciel gris bas, des conditions climatiques qui ont découragé certains citoyens habitués à « vendredire ». Il n’en demeure pas moins que les descendants de la tribu des hadjoutes dans l’ex Marengo ont le souffle long.
Les citoyens tenaces ont tenu à marquer leur présence pour dénoncer le système à l’origine de la crise qui a entrainé le pays vers l’abîme. « Vous savez, nous murmure, l’un des manifestants, je filme les évènements en live, bien que le pouvoir avec l’argent du peuple, veut étouffer les révoltes des citoyens, qui veulent exprimer leurs sentiments contre le pouvoir qui veut imposer une dictature, maintenant nos actions ici à Hadjout sont relayées dans les médias étrangers, il faut que l’opinion publique internationale soit informée de ce qui se passe dans nos villes », conclut-il, avant de rejoindre rapidement la foule qui scandait.
Enfin, les manifestants n’ont pas caché leur déception après avoir pris connaissance des candidats « accrédités » par le pouvoir pour animer l’élection du 12 décembre. « Bayna wa rahi rayha », (Ce n’est plus un secret, on connaît où ils veulent aller), nous indique amèrement un manifestant.

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