Tipasa : Les manifestants rejettent toujours les élections


Le parcours des manifestants du chef-lieu de la wilaya de Tipasa a été réduit. Néanmoins, les citoyens continuent à «vendredire» en passant par la brigade de la Gendarmerie nationale, le tribunal, le siège de la wilaya, la radio locale, la cour de justice avant de s’engager dans l’artère principale de Tipasa.

Ce 39e vendredi, des slogans hostiles au système, au pouvoir, aux élections ont été scandés par la foule. «Le hirak est un devoir national, celui qui vote est un traître !» «Les généraux à la poubelle !» «Allah yerham echouhada !» «Le peuple demande la liberté !» «La roue tournera et nous les délogerons inch’Allah !» «Pas de vote !» «Nous enfants d’Amirouche, nous n’abandonnerons pas !» «Ya Ali Ammar, le pays est en danger, la Bataille d’Alger inch’Allah !» «Vive l’Algérie !» «Echourta (la police, ndlr) n’a pas le moral, le peuple ne baissera pas les bras !» tels sont quelques slogans, scandés durant la procession, que nous avons pu retenir.

La marche était pacifique. Point de femmes, point de pancartes, point de banderoles cette fois-ci. Il ne reste que les élus du RCD, éparpillés au milieu de la foule, qui participent à ces marches populaires. A quelques heures du début de la campagne électorale, les citoyens de Tipasa, à l’instar de leurs compatriotes de Hadjout et de Cherchell, rejettent toujours avec force l’élection du 12 décembre.

Des jeunes saluent leurs camarades manifestants en pointant leurs poings vers le ciel. Les éléments de la sûreté nationale accompagnent dans la discrétion les citoyens. Les localités Hadjout, Tipasa, Cherchell, qui forment un territoire triangulaire dans la wilaya de Tipasa, demeurent animées chaque vendredi par la marche de leurs administrés. L’incertitude plane à Tipasa. Certains citoyens ne dissimulent plus leur inquiétude à l’approche de l’échéance électorale, alors que le hirak s’impose chaque vendredi, en dépit des aléas de la météorologie.

Post Views: 123