Tebboune destitue l’ambassadeur d’Algérie au Liban après ses propos sur Trump.
Le président Abdelmadjid Tebboune a mis fin aux fonctions de Kamel Bouchama en tant qu’ambassadeur d’Algérie au Liban, décision confirmée par un décret présidentiel publié ce jeudi 25 décembre. Cette mesure, rétroactive au 9 octobre 2025, fait suite à des propos controversés de Kamel Bouchama concernant le président américain Donald Trump, jugés contraires aux normes de la diplomatie algérienne.
Le président Abdelmadjid Tebboune a mis fin officiellement aux fonctions de Kamel Bouchama en tant qu’ambassadeur d’Algérie au Liban, une décision confirmée par un décret présidentiel publié le jeudi 25 décembre au Journal officiel. Cette mesure, rétroactive au 9 octobre 2025, fait suite à des déclarations ayant provoqué un véritable émoi dans les cercles diplomatiques.
L’ex-ambassadeur, qui avait été nommé en février dernier, avait déclenché une polémique lors d’une intervention à un événement culturel à Beyrouth, où il avait qualifié le président américain Donald Trump de « cow-boy » et de « malade mental », ajoutant que sa place était « dans un hôpital psychiatrique et non à la tête de la plus grande puissance mondiale ».
Ces déclarations ont été jugées contraires aux normes de la diplomatie algérienne, reconnue pour son approche prudente et mesurée des affaires internationales.
La sortie médiatique de Kamel Bouchama a immédiatement suscité une onde de choc tant au niveau local qu’international. Ses propos ont été perçus comme un manquement aux codes diplomatiques, plaçant le gouvernement algérien dans une position délicate.
Selon le décret présidentiel, le limogeage de Bouchama s’inscrit dans un mouvement plus large touchant plusieurs hauts responsables :
– Amor Fritah : ambassadeur d’Algérie à Abu Dhabi, admis à la retraite à compter du 15 octobre 2025.
– Mourad Kerbouche : directeur de la communication et de l’information au ministère des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, également relevé de ses fonctions.
Kamel Bouchama n’est pas un novice en matière de diplomatie et de service public. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité, dont celui de ministre de la Jeunesse et des Sports entre 1984 et 1988. Il a également été membre du Conseil de l’Assemblée depuis 2022. Avant sa mission à Beyrouth, il a été ambassadeur d’Algérie en Syrie, poste qu’il a quitté fin 2024, à la chute du régime de Bashar al-Assad. Sa carrière reflète un engagement prolongé au service de l’État.
La révocation de Kamel Bouchama rappelle que la diplomatie algérienne reste attachée à la prudence. Les récentes décisions présidentielles montrent que les représentants officiels sont tenus à une discipline stricte, et que toute dérive peut avoir des conséquences immédiates sur leur carrière.
