Tabbou et Fersaoui jugés aujourd’hui


Les tribunaux ont programmé d’autres procès de détenus

Le procès de Karim Tabbou devrait se tenir aujourd’hui au tribunal de Koléa (Tipasa). Dans une alerte sur sa page Facebook, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) précise qu’il s’agit de l’affaire pour laquelle le coordinateur de l’UDS avait été arrêté une première fois avant d’être remis en liberté provisoire.

Placé sous mandat de dépôt, le 12 septembre 2019, par le juge d’instruction près le tribunal de Koléa pour le chef d’inculpation d’«atteinte au moral de l’armée», Karim Tabbou a été remis en liberté le 25 septembre par la chambre d’accusation près la cour de Tipasa.

Moins de 24 heures après, il est arrêté à son domicile et présenté devant le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed (Alger), qui l’a renvoyé à la prison de Koléa pour «incitation à des actes de violence dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale» et «atteinte à l’unité nationale».

Jugé au tribunal de Sidi M’hamed, Tabbou a été condamné, mercredi 11 mars 2020, à une année de prison dont six mois ferme et six mois avec sursis – sa libération devra intervenir le jeudi 26 mars après avoir purgé sa peine de prison. D’autres affaires seront jugées aujourd’hui.

Le procès du détenu Abdelwaheb Fersaoui, accusé d’«atteinte à l’intérêt et à l’unité nationale» et «incitation à la violence dans le but de porter atteinte à l’armée», se tiendra au tribunal de Sidi M’hamed, annonce le CNLD. Il y a la programmation du procès de 20 manifestants parmi les 56 personnes arrêtées le 29 février et relâchées le 1er mars (citation directe).

«Ce procès sera sûrement renvoyé, vu les conditions et la situation actuelle (coronavirus), et annulation de tous les procès sauf ceux des détenus», estime le Comité. Au tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger), devra se tenir le procès de Zahir Keddam, activiste du mouvement populaire, en détention provisoire depuis le 16 mars, après son arrestation le vendredi 13 mars.

Il est accusé d’«incitation à attroupement non armé» (art. 100 alinéa 1 du code pénal) et «port de pancartes et publications» (art. 96), précise le CNLD. Seuls les avocats de la défense et les détenus peuvent accéder à l’intérieur des tribunaux, fait savoir le Comité.

En outre, tout rassemblement est interdit aux alentours des tribunaux et aux accès, par mesure de sécurité et prévention contre le coronavirus.

Par ailleurs, le CNLD annonce l’interpellation de l’activiste Mohamed Bouchenak à Tlemcen. «Tout son matériel (téléphone portable…) a été confisqué alors qu’il était en train de faire une campagne de sensibilisation pour un confinement total des citoyens», précise la même source. 

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