Son Ambassadeur reçu hier à l’APN : Le Japon veut investir dans l’industrie automobile


Au moment où le montage automobile est en pleine crise en Algérie, suite à l’échec de mettre en place une véritable industrie, le Japon exprime sa volonté de mettre en place des partenariats dans ce domaine.

C’est l’ambassadeur du Japon, Kazuya Ogawa, reçu hier par le président de la commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté établie à l’étranger à l’Assemblée populaire nationale (APN), Abdelkader Abdellaoui, qui le fait savoir.

Selon un communiqué de l’APN rendu public hier, le diplomate japonais, avec qui le président de la commission des affaires étrangères a exploré les voies et moyens du développement de la coopération bilatérale dans tous les domaines, a réitéré «l’attachement de son pays au soutien des efforts visant la promotion de la coopération bilatérale, l’exploitation des opportunités d’investissement en Algérie et la concrétisation des projets de partenariat dans divers domaines, notamment l’industrie automobile».

On sait qu’un constructeur japonais était en pourparlers avec des partenaires algériens pour lancer un projet de production de véhicules en Algérie, mais cela n’a jamais été réalisé. Les conditions s’y prêtent-elles aujourd’hui que le gouvernement est en train de passer au crible tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui dans ce domaine et envisage de revoir de fond en comble la stratégie nationale dans ce segment industriel ?

Un site d’information en ligne a indiqué que des constructeurs ayant été lésés par les précédents gouvernements ont été reçus hier au ministère de l’Industrie, où le nouveau ministre est en passe d’assainir le dossier de l’automobile. Les sites d’assemblage sont d’ailleurs tous à l’arrêt après avoir épuisé leurs stocks de kits CKD/SKD.

Mais en attendant que le gouvernement décline sa nouvelle stratégie, certains représentants de marques étrangères tentent de s’accrocher vaille que vaille à leur business. Le site en ligne El Bilad a publié, en début de semaine, une lettre adressée au ministère de l’Industrie par le responsable Moyen-Orient-Afrique du Nord de KIA, dans laquelle il a émis son souhait de continuer à travailler avec Gloviz, le représentant algérien de cette marque sud-coréenne de voitures, qui n’est autre que Hassan Larbaoui, condamné par le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, dans l’affaire de montage de véhicules, à 6 ans de prison ferme. Seulement, au ministère de l’Industrie, on nie l’existence de cette correspondance, publiée le 12 janvier par le journal en ligne El Bilad.

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