Slama Khelifa, vice-président du syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO) : «Les malades rhumatismaux sont pénalisés»


Le Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo) n’adhère pas à la méthode de gestion des médicaments et autres produits d’hygiène, liée à la lutte contre le coronavirus.

Pour lui, elle est lourde et pénalise les malades contaminés au coronavirus sans oublier les rhumatismaux chroniques, qui sont traités à base de Plaquenil (la chloroquine).

C’est ce qu’a déclaré, à El Watan, le Dr Slama Khelifa, premier vice-président du Snapo. «Le Snapo, qui n’a pas été invité par le ministère de la Santé à donner son avis, aurait pu apporter son expertise dans la gestion des médicaments et produits d’hygiène.

A titre d’exemple, les malades chroniques atteints de polyarthrites n’arrivent plus à disposer de leur traitement à base de chloroquine. Hier vendu sur ordonnance, ce médicament est aujourd’hui géré exclusivement par la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) avec des quantités limitées.

Dans cette crise, il y a l’Association nationale des distributeurs pharmaceutiques algériens (Adpha) qui aurait pu aussi palier ces insuffisances en participant à la distribution de ces médicaments avec traçabilité, sachant qu’elle a fait des dons, dont 140 000 bavettes pour les professionnels de santé. A rappeler que 13 pharmaciens ont été contaminés par le coronavirus par manque de moyens de protection», a estimé le Dr Slama Khelifa.

Dans le même contexte, le vice-président du Snapo a émis des réserves quant à la désignation des pharmaciens référents dans chaque wilaya. «Bien que je sois l’un des pharmaciens référents, désignés dans les 21 wilayas pour le suivi du dispositif d’approvisionnement des praticiens libéraux, en moyens de protection, cette méthode semble lourde.

Conséquences : la majorité des médecins privés ont fermé leur cabinet ou exercent en télétravail. Pour remédier à cette situation, on doit solliciter l’expertise de l’Adpha qui assurera la distribution de ces produits de protection avec une traçabilité», a-t-il plaidé.

Rappelons que l’appel aux dons par wilaya, lancé par le Snapo à l’adresse de ses adhérents, a permis la collecte de plus de 200 millions de dinars. Une enveloppe qui a permis l’achat de plusieurs équipements de santé, dont un respirateur et un équipement de nettoyage pour le centre hospitalo-universitaire de Annaba.

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