Rougeole à Annaba : 16 cas dépistés dont un mort


Quelque 16 cas de rougeole ont été dépistés, hier, dans la wilaya de Annaba, dont 9 à l’EHS (mères et enfants) d’El Bouni et 6 à l’hôpital pédiatrique Saint Thérèse de Annaba.

On déplore aussi le décès d’un enfant de 3 mois car il n’était  pas en âge de vaccination. C’est ce qu’a confirmé le Dr Damèche, le directeur de la santé de Annaba, qui a précisé : «Ce nombre de cas de rougeole est d’une dimension régionale Est, car les structures de la santé de la wilaya de Annaba accueillent aussi les enfants atteints de cette maladie contagieuse de toutes les wilayas limitrophes.

Il n’est pas aussi propre seulement à notre wilaya. La situation est maîtrisée sachant qu’à l’hôpital d’El Bouni, à lui seul, 4 pédiatres et 12 réanimateurs sont actuellement à pied d’œuvre. Ce pic va s’affaisser dans les prochaines semaines. D’ailleurs, une femme enceinte vient de quitter le service gynécologique du CHU Annaba après une efficace prise en charge contre cette maladie.»

Pour juguler ce début d’épidémie, outre la vaccination, toutes les familles des enfants atteints de cette pathologie ont été contactées pour dépister une éventuelle contagion. A la question ayant trait à la disponibilité du vaccin antirougeole, le même responsable rassure : «Oui, nous disposons d’un important stock de vaccins contre la rougeole à même de couvrir les besoins de Annaba, ainsi que les wilayas limitrophes, si besoin est.»

Alors, pourquoi cette maladie a ressurgi sachant que depuis janvier 2019 jusqu’à hier, les services de santé de la wilaya de Annaba ont recensé près de 180 cas, s’interrogent les citoyens. «Pour défaut de vaccination», affirme le Dr Damèche qui a insisté pour rappeler qu’«on se souvient tous de la campagne antivaccination contre la rougeole, la rubéole et le syndrome rubéoleux congénital qu’avaient alimentée des islamistes depuis 2017.

Nous étions très choqués par la réaction agressive des parents d’élèves contre cette campagne de vaccination de leurs enfants. Nos équipes avaient été agressées violemment au niveau de plusieurs écoles dont la compétence de vaccination dépend de notre établissement de santé. A plusieurs reprises, nos médecins et paramédicaux ne devaient leur salut aux interventions des services de sécurité».

En effet, les parents d’élèves étaient alors destinataires d’un formulaire de vœux, distribué par les directeurs des écoles, pour exprimer leur accord ou non de vacciner leurs enfants. La quasi-totalité avait, malheureusement, refusé ce vaccin. Les conséquences de ce rejet sont d’ores et déjà perceptibles.

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