Repère : Le sens des responsabilités


Le constat ne date pas d’aujourd’hui. Et malgré des milliers de vies humaines fauchées sur l’asphalte, l’impuissance des pouvoirs publics ne fait que se confirmer. L’hécatombe continue sur nos routes comme une fatalité. Et bien sûr, tout le monde s’offusque que de tels drames se produisent encore.

D’un air grave, les officiels regrettent ces accidents, présentent leurs condoléances aux familles endeuillées et, depuis quelque temps, se réservent même un déplacement au sein des structures sanitaires qui reçoivent les morts et les blessés pour, disent-ils, s’enquérir sur place de la prise en charge. Mais passés ces moments de recueillement, la nature reprend ses droits sans le moindre indice de changement.

La preuve de cette coupable inertie en est le nombre de morts enregistrés chaque année pour cause d’accidents routiers, qui se chiffre toujours à 4000 décès sans compter les blessés, bien plus nombreux et très coûteux en termes de prise en charge, dont certains à vie.

Les quelques mesures menées tambour battant et au plus haut niveau des institutions publiques, en l’occurrence l’Assemblée populaire, se résument à l’idée de doter  les véhicules de transport de voyageurs et de marchandises en chronotachygraphe, plus connu sous l’appellation populaire de «mouchard».

L’intention étant de rendre compte de la réalité du parcours effectué, aussi bien par le conducteur que par l’engin. Car souvent, les conditions physiques auxquelles sont soumis les chauffeurs sont à l’origine des drames qui surviennent sur nos routes.

Malheureusement, une si modeste initiative n’est jamais appliquée sur le terrain. Un laisser-aller flagrant s’est installé dans ce secteur que seuls des drames, à l’exemple de ce qui s’est passé récemment à Ouargla, arrivent à le secouer le temps d’un deuil.

La nécessité d’aborder l’importance de la formation des candidats au permis de conduire, particulièrement ceux orientés vers le transport en commun, n’est pas encore à l’ordre du jour.

Encore plus quant à l’étude du profil des candidats désireux de s’engager dans la conduite de transport de voyageurs sur de longues distances. Pourtant, il est aisé de se rendre compte, au quotidien, du comportement alarmant de ces conducteurs au volant de bus bons pour la casse.

Pour ne prendre en exemple que les pays voisins, des écoles dédiées spécialement aux conducteurs des transports en commun assurent des formations non seulement de conduite des engins mais aussi un comportement qui doit être respecté rigoureusement durant le service. C’est tout le sens de la responsabilité à inculquer quand il est question de la vie humaine.

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