Repère : Le calife Omar et le Covid-19


Le calife Omar Ibn Khettab avait entrepris la conquête de la Syrie en l’an 638, lorsqu’il s’est retrouvé confronté à une terrible épidémie de peste bubonique. 25 000 de ses valeureux soldats ont été décimés en quelques semaines.

Le calife prit alors une décision qui va permettre de sauver plusieurs vies humaines au sein du corps expéditionnaire.

Omar a ordonné le retrait de son armée de la partie du territoire infectée par l’épidémie, appelée par les historiens la «peste d’Emmaüs» du nom du village palestinien où elle est apparue la première fois.

Questionné sur ce repli inattendu et réprouvé par le chef de son armée Oubaydah, le calife Omar a expliqué qu’il avait suivi la recommandation du Prophète Mohamed (QLSSL) d’éviter d’entrer dans une ville infestée par une épidémie.

Sage décision, saluée jusqu’à nos jours par les historiens. D’ailleurs, après quelques mois, le calife Omar a repris la route de la conquête de la Syrie et en sortira grand vainqueur.

Bien entendu, le parallèle est vite fait avec l’épidémie du coronavirus qui est passé au stade de pandémie en quelques mois avec plus de 12 000 morts à travers le monde.

Les spécialistes craignent le pire, particulièrement dans les pays pauvres ou qui ne se sont pas préparés pour faire face à un virus extrêmement dangereux pour l’être humain. L’Algérie fait malheureusement partie de ces pays qui ont de faibles moyens pour faire face à la pandémie, comparativement à l’Italie, l’Espagne et la France qui ont appliqué le confinement strict de leurs populations.

Une mesure que le gouvernement algérien finira par appliquer, car c’est le seul moyen pour stopper la propagation de la maladie, si l’on se réfère aux recommandations des spécialistes et à l’expérience de la Chine qui commence à enregistrer des résultats prometteurs dans sa lutte contre le Covid-19.

Si les citoyennes et les citoyens qui se reconnaissent dans le hirak ont vite mesuré l’étendue du danger sur la santé publique en demandant à suspendre momentanément les manifestations du vendredi et celles des étudiants le mardi, il n’en n’est pas de même pour l’autorité religieuse officielle ou des islamistes et autres imams connus sur la place publique.

La commission des oulémas avait, dans un premier temps, pris une demi-mesure en n’autorisant la prière collective que pour les adultes valides. Il a fallu, dit-on, que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, intervienne pour obliger la commission à valider la fermeture totale des mosquées.

Des chefs de partis islamistes ont déploré publiquement la fermeture des mosquées et lieux de prière collective. Des téléprédicateurs ont eu la même réaction. Ce qui a encouragé des citoyens à braver l’interdit en priant devant les portes fermées des lieux de culte.

Il faut croire que nos imams et hommes de religion n’ont jamais entendu parler du calife Omar, qui s’est rappelé des paroles du Prophète Mohamed (QLSSL) recommandant d’éviter les régions ou les villes infestées par une quelconque épidémie.

Aucun n’a eu connaissance de ce fait historique relevé par des historiens, toutes confessions confondues. Cela signifie que certains de nos religieux doivent parfaire leur connaissance de l’islam et de ses principales figures.

Le drame du monde musulman vient justement des imposteurs incultes et des charlatans qui ont pris en otage des millions de personnes à travers le monde au nom d’une religion qui prône pourtant la paix et le développement des connaissances scientifiques et techniques.

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