Relations Algérie-Russie: un sénateur américain affiche son inquiétude

Depuis le début du conflit armé en Ukraine, l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique multiplient les sanctions à l’encontre de la Russie, notamment dans le domaine économique. Ce jeudi, un sénateur américain a demandé au secrétaire d’État « de désigner les pays dont l’acquisition importante de matériel militaire russe permet les actions déstabilisatrices de la Russie ».

Hier, le sénateur américain du parti républicain de Floride, Marco Rubio, a adressé une lettre au Secrétaire d’État, Antony Blinken, à travers laquelle il a exprimé « son inquiétude quant aux achats de matériel de défense en cours entre l’Algérie et la Russie ». En lui rappelant la loi intitulée « Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (P.L.115-44) ».

Cette loi « autorise la prise de sanctions à l’encontre de toute partie qui, selon le Président américain, s’engage sciemment dans une transaction importante avec des représentants des secteurs de la défense ou du renseignement du gouvernement de la Fédération de Russie », a noté Marco Rubio dans sa lettre.

« La Russie est le premier fournisseur militaire de l’Algérie », Marco Rubio

Ainsi, le sénateur du parti républicain a souligné le fait que « l’Algérie figure parmi les principaux acheteurs mondiaux d’équipements militaires de la Russie », avec « un contrat de 7 milliards de dollars en 2021 ».

« La Russie est le premier fournisseur militaire de l’Algérie. L’Algérie fait également partie des quatre principaux acheteurs d’armes russes dans le monde, culminant avec un accord d’armement de 7 milliards de dollars en 2021 », a affirmé Marco Rubio.

Selon lui, « l’afflux d’argent à la Russie, quelle que soit sa source, ne fera que renforcer la machine de guerre russe en Ukraine ». « Pourtant, les sanctions dont vous disposez n’ont pas encore été utilisées », s’est-il indigné.

À cet effet, le sénateur américain du parti républicain de Floride a demandé au Secrétaire d’État « de prendre au sérieux la menace russe » et « de désigner de manière appropriée les parties dont l’achat important de matériel russe permet les actions déstabilisatrices de la Russie ».

En outre, Marco Rubio n’a manqué de rappeler le fait que « le Président américain a délégué ce pouvoir au Secrétaire d’État, en consultation avec le Secrétaire au Trésor ».