Rassemblement des femmes à Constantine : Pour une égalité citoyenne


Des dizaines de femmes se sont rassemblées, hier après-midi, à Constantine, pour la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Grâce au mouvement populaire, étudiantes, universitaires et femmes au foyer ont réussi à s’approprier l’espace public dont elles sont exclues depuis des décennies. Certes, elles n’étaient pas nombreuses devant le point de ralliement des hirakistes, soit le palais de la culture Al Khalifa, mais elles ont marqué cette journée par une action contestataire qui rompt avec le cachet festif de la célébration. «Le 8 Mars n’est pas une fête, c’est un jour de lutte pour les femmes !» ont-elles scandé en leitmotiv.

«Comme chaque année, le 8 mars marque la Journée internationale des droits des femmes, souvent injustement abrégée en ‘‘Journée de la femme’’, car non, il ne s’agit pas d’une nouvelle fête consumériste qui célèbre la gent féminine, mais bien d’un rappel de la lutte quotidienne des femmes dans toute leur multiplicité et leur pluralité face aux multiples discriminations qu’elles subissent encore partout dans le monde», analyse Mounira Boulahrouf, universitaire.

Dans ce combat pour l’égalité citoyenne, des hommes se sont joints à ce cette action. «Les femmes sont, au même titre que nous, dans cette dynamique pour un changement radical. L’Algérie que nous voulons construire doit être celle des droits pour tous les citoyens, femmes et hommes, sans distinction», intervient un irréductible.

Le choix du lieu du rassemblement n’était pas fortuit. A l’intérieur de l’infrastructure, se tenait un concert de musique pour la célébration de cette journée. «C’est notre manière de nous distinguer des célébrations traditionnelles, le 8 Mars est désormais journée de lutte», dira une étudiante.

Hier, les femmes à Constantine ont démontré que le 8 Mars n’est pas une journée semblable aux autres. Elles se sont émancipées de cette notion exclusivement festive et l’ont déclarée journée d’action. Le contexte s’y prête énormément, ce qui a d’ailleurs était rappelé. Pour preuve, bon nombre de vidéos ont été diffusées sur le Net, où des femmes hirakistes interviennent pour vulgariser leur vision du rôle de la femme dans l’Etat de droit, dont l’édification est l’une des revendications fondamentales du mouvement populaire.

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