Protestation des étudiants des ENS


Ils réclament leur recrutement «direct»

Des diplômes des Ecoles nationales supérieures (ENS) du pays avaient organisé, hier, un sit-in devant l’annexe du ministère de l’Education nationale à Ruisseau (Alger) pour dénoncer la «sourde oreille» de leur tutelle.

Rassemblés sur le trottoir longeant l’immeuble dont l’accès a été fermé par les policiers, ils ont crié leur colère contre une situation «honteuse» qui les «maintient dans un chômage permanent à cause de l’irresponsabilité du ministère de l’Education».

«Quelle honte ! Un ministère sans responsabilité. Union des étudiants autour de leurs revendications. Nous restons unis, non à la répression des compétences. ENS en colère, nous dénonçons notre exclusion. Des enseignants sont en colère, ils n’acceptent pas le chômage. Nous exigeons nos droits», répètent à l’unisson les protestataires.

Les diplômés des 11 ENS réitérèrent les mêmes revendications : un engagement de la tutelle de les recruter à la fin de leur formation, conformément au contrat signé au début du cursus. Il serait plus de 4000 nouveaux diplômés du pays à attendre leur «recrutement direct» dans les établissements scolaires.

Des actions de protestation périodiques sont organisées depuis plusieurs mois devant les directions de l’éducation du pays, mais visiblement sans résultat. «Les diplômés des ENS soumettent les mêmes revendications, liées à leur recrutement après la fin de leur formation. Notre syndicat est solidaire avec les étudiants, dont il soutient les revendications. Nous tenons à dénoncer la sourde oreille de la tutelle», s’offusque Zoubir Rouina, président du Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (CELA).

Les diplômés revendiquent depuis 2017 l’engagement de leur employeur (ministère) de les recruter dans leur lieu de résidence à la fin de leur formation, conformément à l’article 4 du contrat qui les lie au ministère de l’Enseignement supérieur et à celui de l’Education nationale.

En 2018, le ministère qui a cru pouvoir en finir avec les débrayages à répétition des diplômés des ENS, a décidé de ne plus spécifier le lieu de résidence.

Les protestataires continuent toutefois de rejeter une «décision prise sans concertation et qui les pénalise grandement», surtout que les conditions de travail hors wilaya d’origine sont inexistantes : pas de logement de fonction, ni mesure incitative… 

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