Prix Alice Guy 2025 : la réalisatrice d’origine algérienne Lina Soualem honorée en France
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L’attribution du prestigieux prix Alice Guy à Lina Soualem, cette année, marque un moment significatif dans le paysage cinématographique. Ce prix est bien plus qu’une simple récompense, c’est un véritable coup de projecteur médiatique qui met en avant la promotion de la diversité et l’inclusion dans le cinéma.
Alors que le César boude encore les réalisatrices, le prix Alice Guy, créé en 2017, prouve une fois de plus la variété et la qualité des films réalisés par des femmes.
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Le prix Alice Guy décerné à la réalisatrice algérienne Lina Soualem
Pour sa nouvelle édition, le prix Alice Guy a récompensé le documentaire « Bye Bye Tibériade », réalisé par Lina Soualem. Ce film raconte avec émotion la mémoire dispersée de quatre générations de femmes palestiniennes et dresse un tableau d’un peuple privé de son histoire et de ses terres.
Des milliers d’internautes ont voté pour les cinq finalistes, soumises au vote du jury, mardi 25 février dernier. Les finalistes défendent, chacune avec sa réalisation, la qualité, la créativité et la diversité du cinéma au féminin.
Le film de Lina Soualem s’est distingué face à 85 films de réalisation féminine éligibles au prix Alice Guy 2025, mais encore peu considérés pour la cérémonie des Césars.
« Bye Bye Tibériade » : entre quête d’identité et combats personnels
Dans ce documentaire, Lina Soualem revient sur l’histoire de sa mère, qui est aussi l’actrice palestinienne, Hiam Abbass. Le deuxième long métrage de la réalisatrice d’origine algérienne navigue, en toute intimité, entre documents d’archives, poésie et narration personnelle, pour récompenser le récit de sa famille palestinienne.
Par ailleurs, dans ce documentaire, la cinéaste revisite l’histoire de sa mère, qui a quitté son village très jeune pour poursuivre ses rêves à l’étranger. Ce portrait lumineux de femmes résilientes explore l’importance des relations intergénérationnelles dans un contexte d’exil et de déracinement.
Dans « Bye Bye Tibériade », les deuils familiaux et les souvenirs personnels ouvrent la voie pour explorer la mémoire de tout un peuple.
Pour rappel, Lina Soualim est aussi la réalisatrice à l’origine du film « Leur Algérie ». Une œuvre à la fois intimiste et universelle qui offre un long voyage d’exil et de silences. Le long métrage raconte la vie commune d’Aicha et de Mebrouk, deux immigrés algériens établis à Thiers, en France, qui décident de se séparer après une union qui a duré plus de 62 ans. Une question a obsédé leur petite fille, Lina, qui est aussi le point de départ de ce documentaire.
Pour rappel, « Bye Bye Tibériade » de Lina Soualem a été sélectionné, en octobre dernier, parmi les films éligibles aux nominations des César, dans la catégorie du meilleur documentaire.
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