Pour s’impliquer davantage dans le hirak, des universitaires appellent à la création d’une coordination


Très engagés dans le hirak, les enseignants universitaires s’attèlent à s’organiser au sein d’une coordination inter-universités pour «permettre au mouvement de réaliser un saut qualitatif, en s’impliquant davantage et en donnant du sens et de la profondeur aux différentes expressions des masses».

Dans un communiqué envoyé à leurs collègues des autres universités du pays, les professeurs de l’université des sciences et de la technologie de Bab Ezzouar (USTHB) estiment que «la nécessité de l’auto-organisation se fait sentir jour après jour ».

Pour les rédacteurs de la lettre, «l’université doit assumer son rôle d’avant-garde en ouvrant ses espaces aux débats politiques constructifs susceptibles de proposer des alternatives et des perspectives structurantes pour cet élan émancipateur».

«Les enseignants universitaires participent, certes, aux marches, organisent des assemblées, animent des tables rondes et donnent des conférences sur le hirak, mais leurs contributions restent à ce jour non structurées et sans coordination», ont-ils relevé, soulignant que la coordination inter-universités vise «à donner plus d’impact à nos actions, permettre à l’intelligence de s’exprimer et à mettre au diapason nos efforts et nos réflexions».

Outre l’élection de deux délégués pour chaque université, les enseignants de l’USTHB suggèrent «de faire des comités autonomes une force de proposition, de réflexion et d’analyse politique, sociologique, anthropologique et d’encourager toute production intellectuelle qui puisse aider à la cristallisation d’une ou des solutions de sortie de crise». Leur appel semble recevoir un écho très favorable parmi leurs camarades des autres campus.

A l’université de Boumerdès, les enseignants devaient se réunir aujourd’hui pour discuter du contenu du communiqué et élire leurs délégués, précise M. Firani, professeur très engagé dans le mouvement populaire. Pour lui, cette proposition tombe à pic d’autant qu’elle permet d’unifier la parole des universitaires quant aux solutions à mettre en œuvre pour sortir de la crise que traverse le pays. 

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