Policiers révoqués durant la Décennie Noire : «Nous réclamons notre réintégration»


Le dossier des policiers radiés demeure l’une des affaires les plus épineuses pour laquelle les responsables algériens restent avares en déclarations sur les raisons de ce blocage.

Un blocage qui a porté un préjudice financier et psychique à ces anciens éléments de la Sûreté nationale. Pour rappel, selon les dires de ces anciens officiers ou agents, ils ont été «révoqués abusivement» durant la décennie noire. Aujourd’hui, ils sont revenus à la charge pour demander l’application des décisions prises pour leur réintégration.

D’ailleurs à Constantine, une partie des concernés avait organisé un mouvement de protestation au début de ce mois devant le siège de l’inspection régionale de la Sûreté nationale pour appeler la DGSN à assumer ses responsabilités.

«Nous avons organisé plusieurs mouvements de protestation, durant des années. Nous avons pu obtenir plusieurs décisions, notamment l’étude des dossiers des révoqués, puis des réunions avec nos représentants et à la fin l’annulation des sanctions infondées établies à notre encontre.

Sans oublier que nous possédons toutes les preuves en notre faveur. Pourquoi donc refuser notre réintégration ?» a déclaré une policière, qui a affirmé que les révoqués ne lâcheront pas prise. Nos interlocuteurs évoquent également la déclaration du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a promis de «prendre leur dossier en charge», selon leurs propos.

Pour sa part, le député Aribi Ahcene de la wilaya de Souk Ahras a adressé, au mois de décembre, une question écrite au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales sur le black-out à propos de ce dossier.

Dans son écrit, dont El Watan détient une copie, il a mis la lumière sur le contexte de ce «licenciement abusif» et «la peur de dévoiler d’éventuelles preuves possédées par ces policiers sur de graves dérapages». Sinon, ajoute-t-il, «comment peut-on expliquer cette lenteur dans la régularisation de leur situation en dépit des multiples instructions exigeant leur réinsertion».

Le même député a également pointé du doigt la DGSN. «Cette dernière est l’accusée principale dans ce refus de l’application des décisions du gouvernement», a-t-il mentionné dans sa correspondance.

Pourtant, précise M. Aribi, «la sanction est prise sans la présentation des concernés devant un conseil de discipline. Ce qui est considéré comme une infraction avérée des lois et des droits de l’accusé jusqu’à la preuve de sa condamnation. C’est une violation des droits de l’employé. Cela, c’est à cause des faits de corruption que les révoqués avaient découverts».

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